Samedi 21 décembre 2013 6 21 /12 /Déc /2013 15:37

le-secret-de-la-cathedrale.jpgAprès American Psycho, je vous avais dit que j'avais besoin de légèreté. Finalement, j'ai opté pour un roman jeunesse. Il y a quelques années il était au programme de 5e dans certains collèges (pour vous situer l'âge du lectorat auquel il est destiné). Il s'agit donc d'un roman historique policier destiné à un public âgé d'une petite douzaine d'années.


L'histoire est celle de Colin, 12 ans, apprenti tailleur de pierre. Après la mort de son père, maître tailleur, il décide de partir de Chartres pour aller à Amiens travailler sur le chantier de construction de la cathédrale et par la même occasion enquêter sur la mort mystérieuse de son paternel.

Le voilà donc parti sur les routes de la France moyen-âgeuse en quête de vérité (et d'un métier). Arrivé à Amiens, il se fait engager sur le chantier et découvre que de nombreux "accidents" étranges déciment ses camarades. Evidemment, il n'a pas froid aux yeux et fourre son nez partout, ce qui lui vaut de nombreuses péripéties.


Ce petit roman n'est pas mal du tout. Il est à la fois intéressant par son approche historique et humaine. Les enfants peuvent y apprendre (en gros) comment on édifiait une cathédrale, les différents corps de métier qui y étaient employés et le fonctionnement d'un chantier au XIIIe siècle. En outre, l'intrigue est plutôt bien menée. 


Bien sûr, pour un lecteur adulte aguerri aux roman policier les indices sont parfois gros comme une maison. Pour un jeune collégien en revanche, cela n'est pas aussi évident. L'auteure explique bien les tenants et les aboutissants de chaque évènement et de chaque interaction entre les personnages tout en maintenant le suspense.

Ok, mes 12 ans sont loin mais j'ai trouvé ca vraiment pas mal. Je conseille donc aux jeunes lecteurs qui aiment l'histoire ou aux plus grands qui souhaiteraient faire un cadeau :)


4e de couverture :

Sur le chantier de construction de la cathédrale d'Amiens, les morts succèdent aux accidents dans d'étranges circonstances. L'édifice est-il maudit ? L'équipe des bâtisseurs cache-t-elle un meurtier ? C'est ce que Colin, jeune tailleur de pierres, veut découvrir après la mort de son père, le maître tailleur.

 

Ma note : 3/5


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Dimanche 15 décembre 2013 7 15 /12 /Déc /2013 08:00

american-psycho-livre-copie-1.jpg Je n'ai pas honte de le dire, non je n'avais jamais lu American Psycho et je n'ai pas non plus vu le film !

De temps en temps, je choisis de lire un de ces romans qui ont marqué l'histoire de la littérature, qu'il s'agisse des dits "classiques" ou non. J'ai cette fois porté mon choix sur American Psycho, sorti pour la première fois aux Etats-Unis en 1991.


Peut-être, sûrement même que certains d'entre vous l'ont lu et/ou vu (bien que je ne vois pas comment un réalisateur quel qu'il soit ait pu transformer en images ce que je viens de lire sans provoquer des vomissements à répétition dans les salles de cinéma...). Je serai ravie d'avoir votre avis.


Perso, je pense que question psy c'est moi qui vais en avoir besoin après cette lecture comment dire... traumatisante.

Je ne suis pourtant pas ce que l'on peut appeler une "âme sensible" mais là... là quand même... certains passage m'ont retourné l'estomac ! J'ai même été obligée de fermer le livre quelques fois au fil de ma lecture.


Bref, que je vous raconte un peu l'histoire pour ceux qui ne connaissent pas : tout se passe dans une Amérique de la superficialité. Patrick Bateman, le narrateur et personnage principal est un new-yorkais travaillant à Wall Street très porté sur l'apparence. Obsédé par l'apparence et l'argent, tout est décrit en terme de marques, de prix et de tendances. Il ne mange que dans les restaurants les plus côtés, sort dans des boîtes à la pointe de la mode où il se défonce à coup de rails de coke et aucune des choses qu'il possède (jusqu'à la paire de chaussettes) n'es "bas de gamme". Il va se faire masse, parfait son bronzage, fait du sport à outrance et nourrit une certaine fascination pour sa chevelure.

Derrière cette apparence lisse et bien propre sur lui se cache un sociopathe cruel et sanguinaire. Il viole, torture, lacère, découpe, déchiquette et j'en passe... Dès que sa folie meurtrière s'empare de lui, plus rien ne l'arrête, c'est no limit !

Le roman alterne donc entre descriptions interminables des tenues des uns et des autres, des derniers équipements high tech, des derniers CD à la mode et de scènes de meurtres ultra violentes (avec tous les détails que l'ont peut imaginer, rien n'est épargné).

Le pire dans tout ca, c'est qu'il ne s'en cache pas vraiment. Sauf que, évoluant dans un monde de superficialité où personne ne prête attention à personne (hormis pour voir si sa paire de chaussures s'harmonise avec la couleur de la cravate), eh bien personne ne le prend au sérieux, personne ne l'écoute et qu'il peut continuer sa petite double vie tranquillement. Même lorsque ses murs ou vêtements se retrouvent innondés de sang et autres joyeusetés, rien ne se passe, tout est nettoyé, repeint, remis en ordre comme par magie.


Ce n'est pas le roman le plus controversé que j'ai lu mais c'est bel et bien le plus perturbant. Tout se fait progressivement. Plus on avance dans le récit, plus la violence est... violente et on n'est de moins en moins épargné par les détails de la folie meurtrière de Bateman.

Je ne pense qu'il y ait de roman comparable à celui-ci (ou alors je suis preneuse des titres parce que je n'en ai jamais eu entre les mains). Ecrit au tout début des années 90, il y a donc une bonne vingtaine d'années, il est terriblement actuel et quelque part presque intemporel.


Alors voilà, moi je suis traumatisée et je vais m'en aller lire un roman bien léger et gentillet pour me remettre de mes émotions...


4e de couverture :

Avec son sourire carnassier et ses costumes chics, Patrick Bateman est l'incarnation du golden boy new-yorkais. Mais, à la nuit tombante, il laisse libre cours à sa démence. En bon serial killer, Patrick viole, torture et tue. Dans un monde lisse de tout sentiment, jusqu'où l'horreur peut-elle aller ?

"Vingt ans après sa publication, American Psycho continue de congeler toute la littérature du siècle suivant. American Psycho n'a pas seulement prédit l'Apocalypse : ce texte EST l'Apocalypse de notre temps" Frédéric Beigbeder.

 

Ma note : 4.5/5

 


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Mercredi 11 décembre 2013 3 11 /12 /Déc /2013 08:00

Max.jpgMe voilà de retour !

Petite pause boulot aujourd'hui pour vous raconter mes dernières lectures (peu nombreuses mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler).

Commençons par "Max". Un bouquin que l'on m'a prêté, un sujet qui potentiellement va m'intéresser, un roman assez imposant : bref, ca part pas mal.

 


Je suis obligée quand même, ce que je ne fais jamais, de parler de la couverture... Elle met dans l'ambiance au premier coup d'oeil, simple et terrifiante. Le roman en lui-même sera à son image !


Nous voilà donc plongés dans un récit du personnage principal (Max) à la première personne, récit qui commence avant même sa naissance. Max a été conçu dans le cadre d'un projet nazi de pouponnières destinées à "fabriquer" des enfants aryens parfaits, grands, forts, blonds aux yeux d'acier et surtout éduqués dès leur naissance à devenir de véritables petits nazis, sans émotion, sans concession.

Je n'attendrai pas plus longtemps avant de signaler que ces programmes ont existé. D'ailleurs, de manière très intelligente et habile, Sarah Cohen-Scali a joint à son roman une note qui explique très précisément les éléments qui sont réels et ceux qui sont fictifs dans cette histoire. De cette manière, personne n'est pris en traître. En fin de compte, on aurait bien aimé que ce ne soit que fiction mais malheureusement ce roman se fonde sur des recherches sérieuses et approfondies de la question...

 


Revenons à Max. Cet enfant à naître nous explique comment il a été conçu et pourquoi puis il finit par naître, le jour anniversaire d'Hitler. Il devient le premier de ces enfants "parfaits", le modèle pour tant d'autres à venir.

Il grandit bien évidemment et se destine à devenir un impitoyable soldat. Tout se déroule comme prévu (ou presque), il intègre une école nazie, participe à l'enlèvement d'enfants, assiste à des scènes cruelles auxquelles il est préparé depuis ses premiers jours et qui ne l'émeuvent pas plus que ca. Sa vie est une mécanique bien huilée, jusqu'au jour où... il apperçoit Lukas, grand et blond comme lui. Il décide que Lukas deviendra son grand frère et s'agrippe à lui comme un arapède. 


Il est fier, il est admiratif, il rêve de devenir comme Lukas, de devenir Lukas ! Sauf que... sauf que Lukas est juif. Il a réussi à se faire passer pour non juif et ses caractéristiques physiques lui ont permis d'intégrer cette école nazie et ainsi de survivre (ce personne est inspiré d'un jeune homme ayant réellement existé). Max se retrouve pris entre l'amour qu'il porte à ce frère adoptif et la fidélité à son Furher qui l'obligerait à le dénoncer.

Cette relation entre les deux garçons va bouleverser tous les codes enseignés par les nazis et Max, pourtant endoctriné dès sa naissance, va petit à petit comprendre que la situation est bien plus complexe et tordue que ce que l'on a bien voulu lui faire croire.


Alors ce roman est spécial. Le fait qu'au départ le narrateur soit un foetus, puis un nouveau né doté de réflexions politiques puis ensuite un enfant grandissant sans libre pensée est assez perturbant. De plus, vu que c'est l'enfant qui parle, toutes les doctrines nazies sont exprimées comme des vérités universelles sans rien ni personne pour les démentir ou en relever les incohérences, la violence, et la perversité. C'est un moyen comme un autre d'exploiter la thématique de l'endoctrinement... un moyen qui rend la lecture un peu bizarre.

Bien sûr, le contenu est bien plus dérangeant que la forme et de mon point de vue, Sarah Cohen-Scali a très bien fait ressortir ce qu'il y avait de plus pervers dans ces programmes de "création" d'enfants "purs". J'avoue avoir été soulagée à l'arrivée de Lukas, lucide, conscient de ce qu'il se passe dans le monde qui l'entoure, l'esprit torturé par ce qu'il est obligé de faire et dire pour survivre. Dès ce moment, le récit devient bien plus intéressant puisque, outre le contre point que cela apporte, on voit apparaître des fissures dans les certitudes, fissures qui s'agrandissent au fil des pages pour devenir des questions, des doutes et finalement d'amers constats.


4e de couverture :

"19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Führer. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l'on verra en moi le premier né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde.

Je suis l'enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d'autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d'aimer. Heil Hitler !"

Max est le prototype parfait du programme Lebensborn initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l'Allemagne puis l'Europe occupée par le Reich.

Une fable historique fascinante et dérangeante qu'on ne peut pas lâcher. Une lecture choc, remarquablement documentée, dont on ne sort pas indemne.

 

Ma note : 3/5

 

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Vendredi 23 août 2013 5 23 /08 /Août /2013 20:01

Un petit mot pour vous rassurer... non non non ce blog n'est pas à l'abandon !


Je suis un peu débordée depuis quelques mois entre les salons du livre, les colloques, les manuscrits à évaluer, les recherches, etc.

Là, je suis en pleine préparation d'un séjour de recherches d'un mois et demi à Gênes qui débute tout bientôt, dans un peu plus de 15 jours !

C'est que ca a l'air de rien mais c'est du boulot

Promis, dès que je rentre je vous raconterai toutes les belles choses que j'ai vues là-bas et peut-être même que je vous parlerai des belles découvertes que j'y aurais faites 


En attendant, si vous voulez en savoir plus sur ce que je fais de mes journées, vous pouvez faire un tour par ici : Facebook pour les curieux !


Bonne rentrée à vous tous et à très vite

 

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Lundi 22 juillet 2013 1 22 /07 /Juil /2013 08:00

premiere-inquisitrice.jpg Les amateurs auront reconnu l'auteur de "L'épée de Vérité" et auront compris dès le titre de quoi il s'agit.


"La première inquisitrice" est en quelque sorte le préquelle du préquelle de l'Epée de Vérité, la révélation du pouquoi du comment de la chose et de comment tout à débuté. Ce volume nous raconte l'histoire de Magda Searus, épouse du Premier Sorcier Barracus, avant la création de l'ordre des inquisitrices (forcément puisque c'est elle la première) et la forge de l'Epée de Vérité (forcément puisque les deux vont ensemble). Bref, on suit le parcours, ou plutôt l'enquête de Magda pour dévoiler la vérité sur les complots qui ourdissent au sein de la Forteresse et du Conseil.


Alors moi perso, l'Epée de Vérité j'ai pas trop aimé... En fait j'ai arrêté au milieu du tome 3 ou 4, je ne sais plus très bien, parce que ca commençait à me saouler un peu et je trouvais qu'il y avait trop de longueurs. Du coup, j'ai attaqué ce roman avec circonspection et c'est bien parce que l'amie qui me l'a prêté a une bonne idée de ce qui me plaît ou pas que je me suis laissée tenter. 


Au final je dois dire que... je l'ai dévoré !!! Du début à la fin, il n'y a pas un chapitre que j'aie trouvé ennuyeux, pas un personnage qui m'ait semblé inutile ni d'incohérences, etc. Croyez le ou pas, ca m'a même donné envie de retenter le coup avec les 11 tomes de l'Epée de Vérité (ouais je peux tous les avoir facilement sous la main, ma mère a adoré ^^) ! Il faut avouer que j'aime bien les histoires de complots bien machiavéliques et quand le pilier de l'histoire est une femme qui a l'air de servir à rien au début mais qui se révèle d'une force et d'un courage remarquable et qui sauve tout le monde à la fin.

Là, en plus, comme j'ai quelques notions de la grande saga romanesque écrite par Terry Goodkind, il y a quelques éléments que j'attendais avec impatience, et outre les questions du genre "bon et quand est-ce qu'elle arrive l'épée ?", "et sinon elle va finir par devenir inquisitrice oui ou non ?", je me suis rendue compte qu'il y a beaucoup de choses que je n'avais pas saisies auparavant, genre : "ah ouais ils peuvent faire ca eux ?", "han le Grimoire des Ombres Recensées..." (non ca je vous dirai pas :p ), et ainsi de suite.


Pour résumer, je conseille vivement aux amateurs du genre


4e de couverture :

Avant la première leçon, il y eut les premiers secrets...

Il y a bien longtemps, lorsque les ténèbres régnaient encore sur un monde où la trahison et la traîtrise imposaient leur loi, vint une femme seule, Magda Searus. Une femme qui avait perdu son compagnon et sa raison de vivre. Une femme bannie, dépouillée de ses privilèges, condamnée à affronter seule d'obscures forces à l'affût. Une héroïne au destin légendaire. La Première Inquisitrice.

 

Ma note : 4.5/5

 


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- ""Diventare francese", la naturalisation des génois en Provence (1620-1730)", La Haute vallée de l'Arc, bulletin de la SERHVA, n°124, octobre 2013

 

- "Sculpteurs-marbriers provençaux : les Veyrier et la carrière de Trets", dans Marbres de Rois, actes du colloque international tenu (Versailles 2003), Presses universitaires de Provence, 2013, pp. 81-90

 

- Atlantes & Cariatides, Editions Edilivre - collection Universitaire, 2012

241073 LCU C14 3 - Copie

 

- "Sculpteurs et marbriers : les Veyrier et la carrière de Trets", Provence Historique, tome LX - fasc. 239, janvier mars 2010, pp. 67-79


- "Des berges de la Garonne à la construction du magasin des Marbres du Roi à Bordeaux", Bulletin monumental (chronique), n°169-1, 2011, p. 81


- "L'empreinte des archevêques sur Puyricard" (en collaboration avec Sophie Bergaglio) dans Sebastien AUBLANC & Sophie BERGAGLIO, Puyricard, images et histoires, Ed. des lilas, 2012, pp. 56-65

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