Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 12:30

 

 

artemisia.jpg       Résumé : Italie, 1610. Artemisia Gentileschi, jeune femme de dix-sept ans, fille du peintre Orazio, connait la meme passion que son père pour la peinture. Mais une femme ne peut pas entrer à l'Academie et encore moins peindre un modèle masculin nu. Sa rencontre avec Agostino Tassi, artiste rompu aux derniere techniques de l'art de peindre, va déterminer encore plus sa vocation et elle obtient de son père qu'Agostino lui enseigne ce qu'elle ignore encore, l'art de la perspective. Agostino va surtout lui apprendre la passion...

 

Film d'Agnès Merlet

France / Italie - 1997

Avec Valentina Cervi (Artemisia), Michel Serrault (Orazio Gentileschi) et Miki Manojlovic (Agostino Tassi) 

 

       

  Ce film, malheureusement assez difficile à trouver, est une merveille pour les passionnés d'histoire de l'art, de peinture (ou d'amours contrariées ) !

Agnès Merlet (qui a elle-même étudié aux Beaux-Arts à Orléans) nous donne à voir une sorte de biopic d'Artemisia Gentileschi.

 

 artemisia-peinture.jpg Un petit rappel : Artemisia Lomi Gentileschi (1593-1652) est l'une des premières femmes peintres. A ppartenant à l'école caravagesque, elle est la fille d'Orazio  Gentileschi, peintre toscan assez reconnu. Elle est connue pour sa vie mouvementée plus que pour son oeuvre pourtant conséquente. Elle a exercé à Rome d'abord puis à Florence après le scandale avec Agostino Tassi, à Venise, Naples et en Angleterre.

Un de ses oeuvres les plus connues est Judith et Holopherne, que l'on voit longuement dans le film, de sa conception à son achèvement. 

 

 

 

 

artemisia-1.jpg

Revenons au film... On y découvre une Artemisia jeune, passionnée par la peinture, fougueuse et exaltée, qui travaille dans l'atelier de son père et ne souhaite qu'une chose : devenir peintre ! Elle se fait rejeter de l'Académie parce qu'elle est une femme et qu'à Rome en ce temps là, il y a les peintres... et les femmes.

Elle entre alors en "apprentissage" chez Agostino Tassi, un peintre florentin qui travaille sur le motif (en extérieur) qui va lui apprendre bien plus que la perspective ou l'usage des couleurs...

Le scandale qui est décrit dans le film ainsi que le procès (procès d'Agostino Tassi pour le viol d'Artemisia) ont réellement eu lieu, même si ici, Agnès Merlet choisit une version beaucoup plus romanesque que celle enseignée dans les manuels d'histoire de l'art !

 


artemisia-2.jpg     Valentina Cervi est époustouflante dans ce rôle de jeune femme torturée, talentueuse et rebelle qui veut peindre plus que toute autre chose et se bat à sa manière pour progresser et se faire reconnaître. Michel Serrault est également très bien en Orazio Gentileschi, père à la fois fier du talent de sa fille et ancré dans les pensées de son temps.

 

 

 

 

artemisia-3.jpg

 

     Beaucoup de passages parlent de techniques picturales, du lien opposable entre couleur et dessin,  de la façon de faire entrer la lumière sur une toile, etc... ce qui peut paraître un peu rébarbatif au premier abord pour celui qui ne s'y intéresse pas. Pourtant, la narration est vraiment très agréable.

Personnellement, j'ai été plongée dans cette histoire et dans le débat intérieur constant d'Artémisia dès les premières minutes du film que je conseille fortement à tous ceux qui aiment la peinture et son histoire (pour les autres, il reste toujours l'histoire d'amour, les manigances, intrigues et autres sournoiseries )




Partager cet article

Repost 0
Published by livres-etc.over-blog.com - dans Cinem'art
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Livres, etc...
  • Livres, etc...
  • : Partage de mes coups de coeur artistiques, littéraires ou autres, l'actualité du patrimoine culturel, des fiches artistes, des voyages... :)
  • Contact

Twitter

Archives

En ce moment je lis

chaan-la-rebelle.jpg          

Mes publications...

 

- ""Diventare francese", la naturalisation des génois en Provence (1620-1730)", La Haute vallée de l'Arc, bulletin de la SERHVA, n°124, octobre 2013

 

- "Sculpteurs-marbriers provençaux : les Veyrier et la carrière de Trets", dans Marbres de Rois, actes du colloque international tenu (Versailles 2003), Presses universitaires de Provence, 2013, pp. 81-90

 

- Atlantes & Cariatides, Editions Edilivre - collection Universitaire, 2012

241073 LCU C14 3 - Copie

 

- "Sculpteurs et marbriers : les Veyrier et la carrière de Trets", Provence Historique, tome LX - fasc. 239, janvier mars 2010, pp. 67-79


- "Des berges de la Garonne à la construction du magasin des Marbres du Roi à Bordeaux", Bulletin monumental (chronique), n°169-1, 2011, p. 81


- "L'empreinte des archevêques sur Puyricard" (en collaboration avec Sophie Bergaglio) dans Sebastien AUBLANC & Sophie BERGAGLIO, Puyricard, images et histoires, Ed. des lilas, 2012, pp. 56-65