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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 08:00

Deuxième partie de la critique d'Into the Wild : le livre !

Vous trouverez l'article consacré à l'adaptation ciné de Sean Penn ICI


 

into the wild

  Jon Krakauer, chargé d'écrire un article en 1992 sur la découverte du corps de Christopher Mc Candless dans un bus dans une forêt de l'Alaska, décide quelques années plus tard de retracer son périple. Il nous présente ici une sorte de journal de bord de son "enquête", une biographie des dernières années du jeune homme.

Christopher Mc Candless est mort de faim ou de malnutrition dans un autobus abandonné au fin fond des forêts de l'Alaska après avoir passé 2 ans sur les routes à poursuivre ses rêves de nature sauvage. On trouve dans le récit de Krakauer beaucoup de citations d'ouvrages retrouvés dans les affaires de Mc Candless, des parallèles avec les histoires de quelques jeunes "aventuriers" du même genre et des extraits de lettres qu'il a écrites à différentes personnes rencontrées au cours de son voyage.

J'ai trouvé quand même pas mal de passages un peu longs... Dès le début du livre on connaît l'histoire du jeune Christopher et ses motivations. La suite sert à expliquer des détails, à présenter les personnes qui ont croisé son chemin et l'ont aidé dans la poursuite de son rêve.

On sent l'auteur véritablement passionné par cette histoire qui lui rappelle sa jeunesse (il raconte d'ailleurs vers la fin du livre une de ses expériences aventureuses dans les montagnes d'Alaska qui aurait très bien pu finir comme celle de Mc Candless) mais malgré tout certaines parties tournent un peu en rond. A travers le récit de ce fait divers, il semble vouloir rendre hommage en quelque sorte à la fougue de la jeunesse et la quête infinie d'un idéal personnel.

 

Extrait d'une lettre de Mc Candless citée dans le livre

qui donne un apperçu de sa personnalité :


"Je pense que tu devrais changer radicalement ton style de vie et te mettre à faire courageusement des choses que tu n'aurais jamais pensé faire, ou que tu as trop hésité à essayer. Il y a tant de gens qui ne sont pas heureux et qui pourtant ne prendront pas l'initiative de changer leur situation parce qu'ils sont conditionnés à vivre dans la sécurité, le conformisme et le conservatisme, toutes choses qui semblent apporter la paix de l'esprit, mais rien n'est plus nuisible à l'esprit aventureux d'un homme qu'un avenir assuré. Le noyau central de l'esprit vivant d'un homme, c'est sa passion pour l'aventure."

 

4e de couverture :

Toujours plus loin. Toujours plus au nord. Toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher Mc Candless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. En 1990, une fois son diplôme universitaire en poche, il offre ses économies à une association caritative et part, sans un adieu, vers son destin. Celui-ci s'achèvera tragiquement au coeur des forêts de l'Alaska...

Jon Krakauer évoque aussi à travers cette échappée belle ceux qui, un jour, ont cherché à quitter la civilisation et à dépasser leurs limites. Magistralement porté à l'écran par Sean Penn, Into the Wild s'inscrit dans la grande tradition du road-movie tragique et lumineux, une histoire aux échos universels.

 

Ma note : 2/5


Quelques liens sur Christopher Mc Candless pour ceux qui voudraient en savoir plus :

Christopher Mc Candless Info site

Into the Wild

Chris Mc Candless



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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 08:00

Parce que le seul moyen de quitter un bateau en mer c'est de sauter...

autant sélectionner dès le départ

(Carro, 13)

 

 

IMGP7087.JPG

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 08:00

into-the-wild.jpg     Résumé :

Christopher Mc Candless a 22 ans, de brillants diplômes et une vie qui semble déjà toute tracée. Le jeune a pourtant bien d'autres routes dans le sang. Animé par une soif d'absolu et de liberté sans limite, il plaque tout du jour au lendemain pour partir à l'aventure.

Des champs de blé du Dakota aux flots déchaînés du Colorado, en passant par les déserts de Californie, Christopher croise des hommes et des femmes qui façonnent sa vision de la vie. Au bout du voyage, le chox avec la nature brute : l'Alaska !

 

Film de Sean Penn

USA - 2007

avec Emile Hirsch (Chris Mc Candless), MArcia Gay Harden (Billie Mc Candless) et William Hurt (Walt Mc Candless)

Nommé aux oscars dans les catégories suivantes : meilleur montage et meilleur acteur dans un second rôle pour Hal Holbrook

Prix : Golden Globe 2008 de la meilleure chanson originale

 

Sean Penn s'intéresse à l'histoire de Mc Candless dès la fin des années 90 (et la sortie du livre de Krakauer). Il lui faudra 10 ans avant de pouvoir mener à bien son projet de film avec les autorisations de la famille. 

Le film a été tourné sur les lieux où Christopher Mc Candless à vécu pendant les deux dernières années de sa vie, dans des conditions parfois difficiles.

 

Une critique du livre de Jon Krakauer qui a inspiré ce film va suivre bientôt 


 

intothewild.jpgCe film est MA-GNI-FIQUE !!!

Il est rare que je préfère un film au livre qui l'a inspiré mais là je vote sans aucune hésitation ni réserve pour le sublime film de Sean Penn !

Sans parler des décors somptueux, la grande qualité de ce film tient de mon point de vue tout d'abord à la qualité du montage qui met maintient le suspense si l'on peut dire mais surtout qui évite les longueurs et les passages qui auraient pu être facilement ennuyeux !

L'accent est mis sur la personnalité du personnage principal. Sean Penn ne se contente pas ici de raconter son voyage et ses aventures mais il s'attache à nous faire comprendre ses motivations et son évolution psychologique et émotionnelle tout au long de l'avancée de son périple.

intothewild2.jpgLe rendu est d'une finesse incroyable. C'est un film bouleversant qui touche vraiment ce qu'il y a de plus intime en chacun de nous dans notre rapport au monde, à la nature, aux êtres humains qui nous entourent qu'ils soient proches ou inconnus, à la société, etc. C'est une véritable quête spirituelle, l'envie d'aller au bout du rêve quoi qu'il en coûte, l'inconscience qui rend tout possible... même le pire... bien résumé par l'épitaphe de Chris Mc Candless que l'on voit à la fin du film : "Mort en pleine vie" !

Bien entendu, les adeptes des films d'action seront très certainement déçus, voire blasés, devant ce film. Moi quand j'aime, j'aime et sans demi-mesure !


     Ah, un mot tout de même de la musique... incroyable bande son ! Les chansons composées et écrites par Eddie Vedder (chanteur et guitariste de Pearl Jam entre autres) collent parfaitement au film. Elles ont été créées exprès vous allez me dire ? Certes, mais elles apportent un véritable plus. Elles font partie de la narration tout autant que les images. Je suis tombée amoureuse de la chanson "Long Nights" j'avoue.... Je vous l'ai mis en écoute ! Je suis souvent assez attentive à la bande son d'un film, je trouve que ca peut tout changer... et c'est le cas ici ! La musique donne toute sa profondeur au personnage et du lyrisme aux paysages.


 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 14:35

Promotion pour la page "L'amour de l'antique et le modèle grec en architecture" :

L'amour de l'antique et le modèle grec en architecture (XVII - XVIIIe siècles)

 

 

A l’époque moderne, on voit grandir une véritable vénération pour l’Antiquité, surtout en matière de sculpture et…

Lire la page "L'amour de l'antique et le modèle grec en architecture".

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 08:00

Aujourd'hui, petite visite d'une ville magnifique

(non non je ne suis pas du tout de parti pris ) : Aix en Provence

 

carte-aix.jpgAncienne capitale de la Provence, Aix en Provence est une ville d'un peu plus de 140000 habitant. Fondée dans l'Antiquité par les romains, elle s'appelle alors Aquae Sextiae, nom donné par Tite-Live et dû à ses eaux thermales encore reconnues aujourd'hui.

Au début du XVe siècle, le "bon roi René" (duc d'Anjou, comte de Provence et roi de Sicile) s'y installe et la ville restera connue sous le nom de cité du Roi René. Une statute à son effigie, réalisée au XIXe siècle par David d'Angers, se trouve en haut du Cours Mirabeau, l'artère principale de la vieille ville.

Aix, ainsi que la Provence toute entière sera rattachée au royaume de France en 1486.

 

Côté pratique : Office du tourisme, Rotonde

Spécialité culinaire : les fameux calissons que l'on ne présente plus !

 

A voir :

 

Il serait facile, comme souvent, de multiplier les lieux à visiter mais voici une sélection des monuments et lieux à ne pas rater lors d'une visite à Aix

 

012214_b.JPG- Cours Mirabeau et fontaine de la Rotonde

La Rontonde et le Cours Mirabeau sont vraiment le coeur du centre ancien ! Impossible de les éviter l'un comme l'autre, même en faisant en sorte de ne pas y passer (ou alors vous êtes très forts !).

La fontaine de la Rotonde tout d'abord... inaugurée au milieu du XIXe siècle, elle est sans aucun doute le monument le plus célèbre de la ville, le centre de tous les déplacements urbains. Le diamètre total de cette fontaine monumentale est de 41 m et annonce la couleur : Aix est une ville d'eau ! Elle se trouve à une des extrémités du Cours Mirabeau, ancien Cours à carosses. Ornée de lions en bronze à sa base, elle est surmontée de 3 statues représentant le commerce, la justic et l'art, trois éléments qui rythment depuis toujours la ville, ancienne capitale de la Provence, ville parlementaire et riche foyer artistique.IMGP7053.JPG

Le Cours quant à lui, long d'environ 450m a été construit sur le tracé de l'ancien rempart. Il sépare donc la partie la plus ancienne de la ville du quartier Mazarin érigé à partir du XVIIe siècle. On peut voir dans ce quartier de nombreux hôtels particuliers somptueux (comme dans toute la ville d'ailleurs). Il s'agissait à l'origine d'un cours de promenade à pied ou en carosse, un lieu où il était de bon ton de se montrer pour les familles de la noblesse et de la haute bourgeoisie. Aujourd'hui, l'idée reste un peu la même au final... c'est un lieu de flânerie, une artère bordée de cafés où il fait bon céder à l'oisiveté dans la chaleur des longues soirées d'été.

 

IMGP7057.JPG- Cathédrale Saint-Sauveur352px-Nicolas_Froment_003.jpg

Construite selon la légende sur l'emplacement du forum antique, la cathédrale Saint-Sauveur est assez composite car remaniée à de nombreuses reprises au fil des siècles.

La façade gothique présente des portes en bois sculpté (noyer) de toute beauté (qui ne sont ouvertes que lors des visites guidées ou des journées du patrimoine pour éviter les dégradations). Elles datent de 1505-1508.

A l'intérieur, je vous conseille la visite du cloître et bien évidement d'aller voir le célèbre triptyque du Buisson Ardent de Nicolas Froment, commandé en 1476 par le roi René (que l'on voit d'ailleurs sur le panneau de gauche)

 

chateaurenard.jpg- Hôtel de Châteaurenard et son escalier en trompe l'oeil

peint par Jean Daret en 1654

En redescendant de la cathédrale vers l'hôtel de ville, la rue Gaston de Saporta présente de très belles façades d'hôtels particuliers (et de très belles portes aussi). Au n°19, l'hôtel de Châteaurenard mérite une halte. C'est ici que Louis XIV a logé lors de son voyage en Provence en 1660.

A l'intérieur de l'hôtel (qui abrite aujourd'hui des bureaux de la mairie), se trouve un escalier monumental dont les murs ont été peints par Jean Daret en trompe l'oeil. Le décor est majestueux, du sol au plafond !

A noter, l'hôtel de châteaurenard et son escalier sont actuellement en restauration et donc non visitable avant la fin des travaux en 2012.


 

paul-cezanne-la-montagne-sainte-victoire.jpg- Musée Granet et

Eglise Saint-Jean de Malte

Pour les amateurs de Beaux-Arts, le musée Granet ! Entièrement restructuré il y a quelques années, il présente aujourd'hui plus de 400 m² d'espace d'exposition et présente des peintures, sculptures de l'école provençale (s'il en est un... vaste débat) ainsi que des collections archéologiques provenant de sites environnants (opidum d'Entremont, villas romaines du pays aixois, etc.) et des éléments provenant des multiples collections privées et autres anciens cabinets de curiosités aixois. On y voit bien évidement des peintures de Paul Cézanne, peintre aixois célèbre.

Juste à côté, l'église Saint-Jean de Malte, la plus ancienne église gothique de Provence, elle appartenait avec le bâtiment abritant le musée à l'ensemble des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

 

 

Par ailleurs, Aix est une ville très agréable pour flâner avec ses places et ses fontaines, ses petites rues etc. Je vous conseille de ne pas oublier de lever le nez lors de votre visite, de nombreuses surprises vont attendrons pour peu que vous ayez l'oeil curieux et aux aguets

Pour tout renseignement ou conseil si vous venez y passer vos vacances,

n'hésitez pas à me contacter !

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 08:00

L'histoire se passe au XVIIIe siècle dans la ville éternelle...


scorpion.jpg

 

Le scorpion, Armand Catalano, est un homme craint de beaucoup, poursuivi par l'Eglise... et par les femmes qu'il fascinent.

Au tout début de l'histoire, il est présenté comme une sorte de chasseur de reliques pour les riches familles romaines et quelques hauts dignitaires de l'Eglise.

9782871293729_4.jpgLe cardinal Trebaldi, chef des moines guerriers, nourrit contre lui une haine sans limites.  Il doit éliminer le Scorpion, "témoin" sans le savoir d'un évènement qui peut détruire les ambitions de Trebaldi. Sans dévoiler toute l'intrigue, son surnom de Scorpion est dû à une étrange marque en forme de scorpion qu'il porte à l'épaule depuis son enfance, destinée à rappeler que sa mère a péri sur le bûcher réservé aux sorcières...

Plusieurs familles dont le destin est depuis les temps les plus anciens de régner sur le monde s'allient et se déchirent tour à tour pour avoir la peau de ce fameux Scorpion.

 

Cette série que j'ai découvert il y a quelques années maintenant m'a rendue complètement accro ! Il y a plein de rebondissements, l'intrigue est très bien menée et les personnages attachants.

Une vraie BD digne des plus grandes histoires de cape et d'épée ! Qui plus est les dessins sont très beaux, ce qui ne gâche en rien le plaisir (bien au contraire).

Alors que le tome 9 vient de sortir, me voilà déjà impatiente de lire le prochain... Arf !

 

scorpion_9_2.jpg

 

 

t.1 - La marque du diable

t.2 - Le secret du pape

t.3 - La croix de Pierre

t.4 - Le Démon au Vatican

t.5 - La vallée sacrée

t.6 - Le trésor du Temple

t.7 - Au Nom du Père

t.8 - L'ombre de l'Ange

et le tout récent t.9 - Masque de la Vérité

+ un Hors Série : Le procès Scorpion

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 08:00

Du 15 au 19 novembre 2010, l'UNESCO, en réunion à Nairobi, a étudié 51 traditions considérées comme patrimoine culturel immatériel en vue de classement.

29 pays ont candidaté et la comission de l'UNESCO a classé 4 éléments sur la liste nécessitant une sauvegarde urgente et 47 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Je ne vais pas vous faire la liste complète mais quelques éléments :


 

fauconnerie-656.jpg acupuncture-chinoise.jpg   

 

 

Les 4 sur la liste "sauvegarde urgente" :

  • - L'imprimerie chinoise à caractères mobiles en bois
  • - La technique des cloisons étanches des jonques chinoises
  • - Le chant d'Ojkanje (chant traditionnel croate)
  • - Le Meshrep (art chinois comprenant danse, chant et théâtre)

 

 

Djulfa_khatchar.jpgflamenco.jpg 

 

 

Parmi les 47 autres, on trouve :

  • - L'acupuncture de la médecine traditionnelle chinoise
  • - L'art des croix de pierre arméniennes
  • - L'art du pain d'épices en Croatie du Nord
  • - L'opéra de Pékin
  • - La fauconnerie
  • - Le compagnonnage
  • - Le flamenco
  • - Les repas gastronomiques français
  • - Le savoir-faire de la dentelle au point d'Alençon
  • - Les techniques de production de soierie japonaises
  • - Les tours humaines en Espagne

... etc

 

 

Une petite précision sur ce qu'est le patrimoine immatériel... Il s'agit précisément de traditions orales, arts du spectacle, pratiques sociales, de rituels, connaissances et savoir-faires concernant une pratique artisanale, etc.

Cela ne concerne pas seulement ce que nous avons hérité du passé mais aussi les pratiques contemporaines. En fin de compte, tout peut être considéré comme patrimoine culturel immatériel à condition qu'elles se transmettent et permettent de constituer un élément fondamental d'une identité culturelle. En fin de compte c'est très vaste comme concept...

 

Et vous, vous en pensez quoi du patrimoine culturel immatériel ?

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 08:00

(Made in Brignoles (83))

 

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 08:00

Pour continuer notre découverte des oeuvres sculptées du Bernin, voici une petite sélection de figures de saints. Il est particulièrement délicat de choisir tant il y en a, j'ai essayé de sélectionner celles qui me semblent les plus représentatives de l'artiste...


 

GianLorenzoBerniniSanLorenzosullagr.jpg Saint Laurent (1614-1615)

[Palazzo Pitti, Collection Contini Bonacossi, Florence]

 

Le Martyre de Saint Laurent a été réalisé par le Bernin alors qu'il n'avait que 16-17 ans. Cette oeuvre fait partie de ses premières réalisations de grande envergure. On peut le rapprocher du Saint Laurent de la fresque d'Agnolo Bronzino dans l'église San Lorenzo de Florence dont il est presque parfaitement ME0000086040_3.JPGsymétrique. Ingénieusement, Bernin adapte à la sculpture un mode de représentation du saint jusque là dévolu à la peinture. C'est après avoir vu cette sculpture que le cardinal Scipion Borghèse, dont nous avons déjà parlé comme l'un des grands commanditaires de l'artiste, a décidé de passer la commande, en 1618, de la Sortie de Troie, première oeuvre majeure du Bernin.


Saint Sébastien st_sebastian_1_0_0.jpg

[Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid]

 

Ce Saint-Sébastien est une petite pièce par ses dimensions (moins d'un mètre de haut) et est encore une fois en rupture avec l'iconographie classique du saint.

Bernini_Saint_Sebastian_detail.jpg

Habituellement, il est représenté attaché à un arbre et transpercé des flèches de son martyre. Ici, il se rapproche plutôt des représentations du Christ dans les scènes de Déposition par exemple. Il semble que cette pose originale ait été imposée par le bloc de marbre lui même. Le bloc partiellement taillé, ébauche d'un Sain Jean-Baptiste assis, avait été donné à Pietro Bernini en 1615 en avance pour le paiement d'un autre Saint Jean-Baptiste qu'il devait réaliser pour la chapelle Barberini dans l'église Sant'Andrea della Valle. Le Saint Sébastien apparaît pour la première fois en 1628 dans l'inventaire des collections Barberini où il est décrit comme "moderne".


gian_lorenzo_bernini_031_santa_bibiana.jpg

Santa Bibiana

[Choeur de l'église Santa Bibiana, Rome]

 

Le pape Urbain VIII (ancien cardinal Maffeo Barberini) devient pape en 1623. Déjà attaché à l'artiste, il lui commande dès son accession au trône papal une figure de Sainte Bibiane destinée à prendre place dans le choeur de l'église qui porte son nom et qu'il a eu à coeur de restaurer. En mars 1624, les reliques de la sainte sont mises à jour et le nouveau pape y voyant un bon présage pour son règne, passe la commande au Bernin. Elle est placée dans une niche à coquille au-dessus de l'autel, comme c'est souvent le cas à cette époque. Si la pose semble plus statique que les autres sculptures de l'artiste, la composition est savament étudiée. En effet, en s'y penchant de plus près, on constate que chaque ligne, chaque draperie est faite pour accrocher la lumière et harmoniser la sculpture et l'architecture qui l'accueille.

 

 

Je ne reparlerai pas ici du Saint-Longin de la basilique Saint-Pierre déjà traité dans un article précédent : ICI 

 

...à suivre...

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 08:00

Sans-titre.jpg

 

Un petit site rigolo et sympa où on trouve toute sorte de musique totalement improbable

des chansons plus ou moins connues (voire pas du tout !) des années 50 à aujourd'hui, pour la plupart avec une possibilité d'écoute.

C'est un projet associatif au départ, nourri au fil des ans par des passionnés de tous horizons !

 

Si vous cherchez une vieille (ou pas) chanson décalée, c'est là qu'il faut aller !

Si vous voulez retrouver un vieux titre oublié, c'est là qu'il faut aller !

Si vous voulez vous amuser en écoutant des titres... comment dire... surprenants ?,

c'est là qu'il faut aller !

 

Personnellement, j'y vais de temps en temps et ca ne loupe pas, je tombe toujours sur une perle (dans un sens ou dans l'autre) qui me séduit ou me fait bien rire !

 

Bide et musique, la web radio de l'improbable et de l'inoui

 

Sans-titre2.jpg

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Mes publications...

 

- ""Diventare francese", la naturalisation des génois en Provence (1620-1730)", La Haute vallée de l'Arc, bulletin de la SERHVA, n°124, octobre 2013

 

- "Sculpteurs-marbriers provençaux : les Veyrier et la carrière de Trets", dans Marbres de Rois, actes du colloque international tenu (Versailles 2003), Presses universitaires de Provence, 2013, pp. 81-90

 

- Atlantes & Cariatides, Editions Edilivre - collection Universitaire, 2012

241073 LCU C14 3 - Copie

 

- "Sculpteurs et marbriers : les Veyrier et la carrière de Trets", Provence Historique, tome LX - fasc. 239, janvier mars 2010, pp. 67-79


- "Des berges de la Garonne à la construction du magasin des Marbres du Roi à Bordeaux", Bulletin monumental (chronique), n°169-1, 2011, p. 81


- "L'empreinte des archevêques sur Puyricard" (en collaboration avec Sophie Bergaglio) dans Sebastien AUBLANC & Sophie BERGAGLIO, Puyricard, images et histoires, Ed. des lilas, 2012, pp. 56-65