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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 08:00

lorsque j'étais une oeuvre d'art"Lorsque j'étais une oeuvre d'art" d'Eric-Emmanuel Schmitt est un roman assez étrange... qui nous raconte l'histoire d'un jeune homme qui, au bord du suicide (plus au bord que ca, t'es mort), rencontre Zeus-Peter Lama, un artiste qui décide de faire de lui sa nouvelle oeuvre d'art : une sculpture vivante !


L'aventure que s'apprête à vivre ce jeune homme somme toute ultra-normal va bouleverser tous les codes. Les amateurs d'art ne savent pas quoi en penser, les historiens de l'art s'affolent, les salles des ventes aussi... Est-il un homme ? un objet ? une oeuvre d'art ? un homme-objet-oeuvre d'art ? 


D'un point de vue strictement humain aussi plein de choses se mettent en place et les questions fusent : qu'est-ce qui fait qu'on est humain ? Qu'est-ce qui définit notre humanité au-delà de notre apparence ? et ainsi de suite.

Tout se complique pour le protagoniste qui, s'il ne savait pas tellement qui il était avant ne sait même plus CE qu'il est.


Cela aborde aussi toutes ces choses que généralement on ne comprend pas dans l'art contemporain, pourquoi tel ou tel fait ca ? Qu'est-ce que ca symbolise ? Qu'est-ce que ca représente ? Qu'est-ce qu'il a voulu dire ? Quelles sont les limites de l'art ? etc, etc.


Alors c'est tordu, je vais pas vous le cacher (mais en même temps vous l'aviez certainement deviné), mais là pour le coup, j'ai a-do-ré !!! Déjà, j'aime cet auteur, c'est un fait (cf. L'évangile selon Pilate ou La part de l'autre) et comme d'habitude son talent ne se dément pas. 


J'avais ce petit livre depuis plusieurs années dans un coin, je n'y touchais pas... et voilà que je l'ai dévoré en 3 jours ! J'aurais du me pencher sur la question bien avant ! 


Du coup, n'hésitez pas et plongez dedans sans hésiter :)


4e de couverture :

Lorsque j'étais une oeuvre d'art est un livre sans équivalent dans l'histoire de la littérature, même si c'est un roman contemporain sur le contemporain. Il raconte le calvaire d'un homme qui devient son propre corps, un corps refaçonné en oeuvre d'art au mépris de tout respect pour son humanité.

Malléable, transformable, il n'est plus qu'un corps sans âme entre les mains d'un esprit diabolique dont le génie tient avant tout à son manque de scrupules.

 

Ma note : 5/5

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 08:00

vice et versaillesAvec un titre pareil, il était évident que ce petit livre allait finir dans mon escarcelle !


C'était pas tout à fait ce à quoi je m'attendais mais j'ai passé un bon moment en lisant toutes ces petites histoires.

Vice et Versailles est composé de plusieurs chapitres avec un thème différent à chaque fois. On a les empoisonnements, les fantômes, les attentats, et ainsi de suite. Ces chapitres sont très courts et font le récit de plusieurs petites histoires, datant du temps des Rois de France, du Versailles post-Révolution ou totalement contemporaines.


C'est assez sympa comme genre le livre. On apprend plein de choses sur Versailles, son château, ses jardins... et ses habitants (toutes époques confondues) à travers des histoire style faits-divers qui nous parviennent par des documents historiques ou tout simplement les souvenirs de l'auteur.


Rappelons qu'Alain Baraton est le jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du grand parc de Versailles depuis 1982. Autant dire qu'il en a vu des choses dans ces jardins !!!

Perso, j'ai eu une petite préférence pour le chapitre intitulé "l'esprit du siècle" consacré aux fantômes et autres spectres de Versailles qui m'a fait sourire plus d'une fois. 


Au-delà de l'aspect ludique (et intéressant) de l'ouvrage, Alain Baraton nous explique dans sa conclusion qu'il s'agit aussi d'un livre dédié à la mémoire de tous ceux qui sont morts pour Versailles, depuis sa construction à la mise en oeuvre d'un des monuments symboliques du patrimoine français dans le monde entier :


"Mon souhait le plus cher serait qu'une plaque, même modeste, rappelle que ce palais de conte de fées est aussi celui des drames et des malheurs, cas je ne peux ni ne veux oublier ceux, et ils sont nombreux, qui ont souffert dans leur chair et payé de leur vie pour nous permettre aujourd'hui de contempler et d'apprécier le château des rois, Versailles."


4e de couverture :

Assassinats, règlements de comptes, empoisonnements, attentats, disparitions, duels, vols et complots hantent le palais des monarques. Versailles, c'est la grande boutique des horreurs. Toutefois, l'histoire dans la demeure de Louis XIV, a le goût du classicisme et de la bonne mesure : pas de chiens écrasés en costume d'époque, mais des machinations machiavéliques et implacables comme des tragédies grecques, des meurtres, sanglants et atroces, mais qui ne laissent pas de taches, des mystères, épais comme le velours des tentures et qui n'ont jamais été élucidés. Le palais du Roi-Soleil a aussi une part d'ombre, méconnue. Mêlant anecdotes célèbres ou inédites et souvenirs personnels, Alain Baraton, le "jardinier de Versailles", nous y plonge avec humour et érudition.

 

Ma note : 4/5

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 09:32

lauren bacallCroyez le ou pas, c'est la première fois que je lis une auto-biographie (peut-être même une biographie tout court, je ne me rappelle pas en avoir déjà lu auparavant).

Alors bien sur, cet ouvrage n'est pas tout récent (édité en 1972) mais lorsque j'y suis tombée dessus je n'ai pas trop hésité. Pour tout dire, je suis une fan inconditionnelle d'Humphrey Bogart et j'adore le cinéma américain de ces années là alors évidement j'ai plongé la tête la première... et j'ai beaucoup aimé !


L'écriture est légère, simple et humaine j'ai envie de dire. Pour moi c'est tout à fait ce qu'il faut pour un livre dans lequel l'auteur se raconte, se révèle, se dévoile.

Tout commence avec l'enfance de celle qui deviendra la célèbre actrice hollywoodienne Lauren Bacall, une petite fille issue d'une famille modeste qui grandit dans un foyer monoparental et qui rêve de fouler les planches d'un des théâtres de Broadway.

Elle nous raconte toutes ses difficultés à décrocher une audition, ses rêves et ses espoirs, ses émerveillements, ses déceptions, ses audacieuses tentatives aussi alors qu'elle est encore une toute jeune fille. Et finalement la Californie, la Warner... le tournage de son premier film (Le port de l'angoisse (To have and have not, Howard Hawks, 1944)), la rencontre avec Bogart... le succès ! Puis le deuil, le besoin de tout recommencer à zéro, les aventures, New York, le théâtre...


Tout au long de son récit, Lauren Bacall nous livre ses impressions, ses émotions et sa compréhension du monde qui l'entoure avec beaucoup de fraîcheur. On a l'impression de grandir avec elle au fil des pages. On sent peu à peu la naïveté de l'adolescence la quitter au profit de l'affirmation d'une femme au caractère bien trempé.

Des célébrités jalonnent le récit bien évidemment... acteurs et actrices, réalisateurs, musiciens, chanteurs, hommes politiques apparaissent de ci de là, parfois pour quelques lignes, parfois pour quelques chapitres. C'est tout un pan du "rêve américain" qui prend vie dans ce livre. On découvre un mode de vie que moi perso je pensais n'avoir existé que dans les films de cette époque (oui bon ca va hein).

Alors bien sûr, comme dans toute vie, il y a aussi les blessures, les douleurs, les deuils, et tout ca est exprimé avec beaucoup de sensibilité toujours mais également beaucoup de pudeur. 

Le récit s'achève quelque temps après le décès de la mère de Lauren Bacall, après son succès dans la comédie musicale Applause.


Au départ, ce qui m'a attirée dans le choix de cette lecture c'est d'en apprendre plus sur Bogart, sur l'homme plus que sur l'acteur. J'ai obtenu satisfaction mais au final, une fois le livre fini, ce n'était pas le plus important. Ce que j'en retiens c'est une découverte en fait. La découverte d'une actrice qui a eu certes une vie remplie de rencontres incroyables, de strass et de paillettes mais aussi de peines et de douleurs comme tout un chacun. Découverte surtout d'une femme simple, franche, honnête, déterminée et fidèle aux autres comme à elle-même.


"Il me fallait me battre avec mon passé. L'idée qu'on peut se faire de moi, à travers mes films et mon union avec Bogie, me coupe du présent. Les gens s'accrochent à leurs souvenirs et à leurs mythes. Ils ne s'intéressent pas à la femme que je suis vraiment. (...)

Le passé est le passé. Il m'a formée, m'a appris beaucoup de choses, mais le présent m'importe davantage. Je lutte toujours pour acquérir le droit à mon identité propre ; je ne veux pas que l'on m'identifie pour l'éternité avec un rôle joué à 19 ans. Jusqu'à présent, j'ai toujours plus ou moins perdu cette bataille. Peut-être ne la gagnerai-je jamais. Mais je ne cesserai jamais le combat."

 

 

4e de couverture :

Travail, amour, famille, enfants, Lauren Bacall a toujours fait front de toutes parts. 

Aujourd'hui, Lauren Bacall prend le temps de se pencher sur sa vie et raconte ses rêves, ses espérances, ses déboires, ses angoisses, ses joies. Et dans son livre où elle se juge comme elle juge les autres, lucidement, sans complaisance, elle a mis toutes les qualités qui ont modelé son personnage ! sincérité, élan du coeur, générosité, intrépidité, amour de la vie et par dessus tout passion du métier dont elle semble incarner la devise éternelle : le spectacle continue...

 

Ma note : 3.5/5


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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 08:00

immobile dans le courant du fleuveAprès une série de lectures peu concluantes, je me suis dit que j'allais essayer de m'attaquer à quelque chose d'un peu plus... littéraire. 

Je me suis donc rendue à la bibliothèque et j'ai pris au hasard un livre qui avait l'air intelligent. Ma main est tombée sur "Immobile dans le courant du fleuve" pour lequel Yves Berger a reçu le Prix Médicis en 1994.


L'histoire est celle d'Oregon, un cavalier qui découvre le Pays, une zone vraisemblablement encore inexplorée, sauvage, curieusement absente des cartes. Après quelques recherches cadastrales, une fois certain que cette terre n'appartient à personne, il décide de s'y installer. 

Dans le Pays, le temps est ralenti, des animaux rares (ou pas) s'y côtoient dans une harmonie quelque peu surréaliste (il y a même des perroquets qui répètent inlassablement "C'est le bonheur... c'est le bonheur" à longueur de journée), il n'y a jamais d'hiver et tout est magnifique. Une sorte de paradis perdu en quelque sorte.

Un jour, Oregon réalise que "son coeur et ses couilles" (c'est pas moi qui le dit) ont besoin d'une femme pour étendre ce bonheur dans le Pays. Il part alors en quête d'une femme pour partager sa vie et ramène Faustine. Commence alors une nouvelle vie, à 2 puis à 3.


On ne sait pas trop bien où ca se passe, ni quand, pendant un long moment. On comprend au bout de quelques pages que l'histoire se déroule à notre époque (grâce à quelques références cinématographiques d'abord, historiques ensuite puis "techniques" (les hélicoptères on sait bien que c'est pas si vieux que ca !). Quant au lieu, je ne sais pas... et je pense que ce n'est pas du tout important.


Très sincèrement, j'ai eu du mal à accrocher à la lecture des premières pages. Le début du roman est une suite ininterrompue de descriptions de paysages, d'animaux, de plantes, de séries de "baptêmes" et c'est parfois un peu longuet à mon goût. Evidemment, après les bouquins que je me suis enquillé avant celui-ci, le retour à un récit avec des mots de plus de 3 syllabes a été quelque peu surprenant 

Bref, je me suis accrochée et une fois passés les premiers chapitres, j'ai finalement apprécié ce voyage étrange dans le Pays.


Alors, c'est un peu schizophrénique comme histoire. Le héros n'est pas tout à fait net (il n'est d'ailleurs pas tout seul dans sa tête), a de drôles de conceptions du monde qui l'entoure, de l'univers, du temps, de tout. L'écriture change de rythme en fonction des évènements ou des non-évènements (qui sont plus fréquents que les précédents), de l'évolution des réflexions d'Oregon.

J'aime être surprise et je crois que je n'avais encore pas lu de bouquin dans ce genre que je ne sais même pas décrire... J'ai bien aimé.

A éviter toutefois si vous êtes allergiques aux divagations de l'esprit et aux descriptions.


4e de couverture :

Un jour, un homme entre, à cheval, "dans la partie du monde que gouverne le méridien de Smith and Son, dans l'hémisphère Nord, entre le cercle polaire et le Tropique du Cancer, par 408° 40' de latitude et 243° 60' de longitude". Ce pays que, par miracle, les cartes et les cadastres ont oublié d'enregistrer, est l'ultime partie de la planète encore inexplorée. Oregon, le cavalier sur sa jument Appaloosa, le parcourt dans la ferveur et l'enchantement, le baptisant des mots les plus beaux ou, convaincu du pouvoir régénérateur du pays, de ceux que l'Histoire a le plus marqués de ses horreurs.

Seul occupant de ce territoire qui, depuis ses origines, ne connaît que fleurs, arbres, animaux, les jeux de la lumière et les spectacles du ciel, Oregon introduira une femme, Faustine, qu'il est allée chercher par-delà la Frontière. Ils auront une petite fille, Salicorne, et tous trois tenteront la grande aventure du bonheur.

 

Ma note : 3/5

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 10:01

la-rancon-du-mensongeQu'est-ce qui fait un bon roman policier ?

Sans être bien originale, je dirai : l'intrigue, les qualités de l'enquêteur, les fausses pistes et bien sûr le dénouement.

Parfois l'un peut compenser l'autre. Ce qui compte c'est le suspense, que le lecteur soit tenu en haleine tout au long du livre (ou du moins une grande partie), la surprise à la fin, et ainsi de suite... Si vous ne suivez pas, vous pouvez toujours aller regarder un épisode d'Arabesque, Jessica Fletcher vous expliquera tout çà bien mieux que moi...

 

Alors voilà, dans "La rançon du mensonge", le problème c'est qu'on fait un peu chou blanc ! Question suspense, comment vous dire... la 4e de couv' nous dit tout ; l'enquêteur n'est pas du tout attachant (l'auteur nous donne tant de détails sur sa vie "d'avant" qu'on se dit que ca doit avoir une importance... et pis non) ; il n'y a pas de fausses pistes (ni d'indices super compliqués à comprendre d'ailleurs) et quant au dénouement, alors là, on atteint des sommets !

Mon impression à la lecture de la dernière page (oui parce que le dénouement c'est juste la dernière page) ressemblerait un peu à un message de l'auteur qui nous dirait "Bon bin comme vous avez déjà tout compris dès le 3e chapitre c'est pas la peine que je me casse le c** à vous écrire une fin correcte ! allez ciao !"

 

En résumé, encore un roman qui n'a pas grande utilité (oui je sais je suis méchante). 

 

 

4e de couverture :

L'arrière-petite-fille de Pat Carson, patriarche d'une richissime famille australienne, a été enlevée. Le vieil homme fait appel à Frank Calder pour remettre la rançon aux ravisseurs. Il y a déjà eu un rapt des années auparavant et la petite fille avait échappé par chance à ses ravisseurs. Y a-t-il un lien entre les deux affaires ? S'agit-il de l'appât du gain ? D'une vengeance ? Frank Calder se retrouve à mener l'enquête pour découvrir de sombres secrets de famille...

 

Ma note : 1/5

 


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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 08:00

bree tannerMe revoilà à l'assaut de ma PAL de livres que je n'ai pas choisis... Aujourd'hui, "La seconde vie de Bree Tanner". Alors pour ceux qui n'auraient pas suivi, Stephenie Meyer (l'auteur) est celle qui se fait les c******* en or depuis qu'elle a écrit les 4 tomes qui composent la saga Twilight (pour ceux qui vivent dans une grotte depuis quelques années : vous savez les histoires du vampire amoureux de l'humaine et tout le tralala ?).

"L'appel du sang" est une nouvelle en rapport avec le tome 3 (Hésitation), l'histoire de Bree Tanner, un personnage secondaire de la célèbre quadrilogie. Moi je les ai lus les 4 tomes de Twilight (et même que j'en ai bien aimé certains) mais alors la Bree Tanner là, je m'en rappelle absolument pas ! Bref, de toute façon elle meurt à la fin (oups )...


L'histoire de Bree Tanner c'est en gros (et en détail) celle d'une ado qui se retrouve vampire et qui vit avec toute une bande de "nouveaux-nés", sous la coup d'un chef un peu... comment dire ca poliment... manipulateur (Riley) et qui d'un coup se rend compte que quelque chose ne va pas dans tout ce qu'on leur raconte. A la fin évidemment, elle se retrouve face aux Cullen et là -ah oui ca me dit vaguement quelque chose- on retombe sur le chapitre du grand combat d'Hésitation.


En gros ce bouquin s'adresse aux ultra-fans de Twilight et point barre (si on n'a pas lu Twilight on ne comprend rien de toute façon). Ceci dit, c'est super malin de la part de Stephenie Meyer d'avoir écrit ce roman. Elle fait revivre une partie de son roman du point de vue des jeunes vampires assoiffés de sang et c'est en quelque sorte un complément à la saga des vampires qui brillent au soleil et tout et tout. Ca pourrait même (je dis bien "pourrait") donner envie à certains de relire Hésitation pour un peu mieux comprendre ce qui se trame dans l'ombre.

 

Voilà, un livre de moins dans mon placard... Bientôt un retour en librairie pour refaire un stock savament sélectionné 


4e de couverture :

L'heure était venue de chasser. Inhalant profondément, j'ai reniflé l'odeur du sang des humains dans la rue. S'ils n'étaient pas les seuls alentour, ils étaient les plus proches. Le gibier qu'on se choisissait relevait d'une décision que l'on devait prendre avant d'en humer le parfum. Après il était trop tard pour changer d'avis. Un râle sourd s'est échappé de mes lèvres. Ce sang était à moi. L'incendie de ma gorge a redoublé d'intensité, et je n'ai plus songé qu'à m'abreuver.

 

Ma note : 1.5/5

 


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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 08:00

tu seras notre enfantPour être tout à fait honnête "Tu seras notre enfant" n'est pas du tout le genre de livre que j'aurais choisi spontanément. Or, avant de remettre les pieds dans une librairie quelconque, j'ai décidé de m'attaquer (et d'éliminer) la PAL qui envahit une étagère que je souhaiterai utiliser pour autre chose  J'ai besoin de place que voulez-vous... Me voilà donc à l'attaque de tous les bouquins récupérés à droite à gauche, qu'on m'a prêté, donné, etc et le premier de la liste était celui-ci. Autant dire que mes prochaines lectures risquent de vous surprendre quelque peu mais je ne peux me résoudre à dégager des bouquins sans les avoir lu avant alors... patience !

Bref, venons-en à nos moutons


Charity Normann nous raconte ici l'histoire de deux familles en alternance qui ont pour point commun une petite fille, Grace, soumise à l'adoption, et d'un homme qui se retrouve un peu au milieu sans le vouloir. D'un côté la famille biologique, complexe comme le sont beaucoup de familles, avec un père adolescent qui ne sait pas trop où il va, une grand-mère disparue corps et bien en Afrique on ne sait pas trop pourquoi, un grand-père agoraphobe et une tante trentenaire pleine de rancoeur et de blessures. De l'autre, un jeune couple mixte composé d'un père potentiel pasteur et d'une femme emplie de la douleur de ne pas pouvoir avoir d'enfant, torturée par cette incapacité à être mère et qui désire plus que tout se battre corps et âme pour obtenir la garde de cette petite fille.

Et puis il y a Jake, qui est censé n'avoir rien à faire dans cette histoire mais qui se retrouve au fin fond de l'Afrique à la recherche de la grand-mère biologique et qui va, un peu sans le faire exprès, se révéler la clé de la résolution du problème qui occupe tous nos personnages.


Ce roman se lit bien. J'avais un peu peur de dégoulinants passages de mièvrerie et de sentimentalisme aigu (tout ce que je déteste) mais au final pas du tout. Le récit est sobre, concis, bien construit. On passe d'un chapitre à l'autre, et donc d'une famille à l'autre, sans que cela ne coupe l'histoire (bien au contraire) et les trois points de vue (les deux familles + Jake) sont intéressants par leur diversité et leur complémentarité.

Alors bien sûr, ce n'est pas le genre d'histoire qui m'emballe (au risque de me faire taper dessus, je pense que ce n'est pas de mon âge... aïe aïe pas taper !) mais pour les amateurs(-trices) de ce genre d'histoire, allez-y sans crainte, c'est plutôt bien fichu.


4e de couverture :

A peine venue au monde, Grace est l'enjeu d'un choix déchirant : qui en aura la garde ? Sa famille biologique ou une famille d'adoption ?

Grace vient de naître, de père inconnu et d'une mère de seize ans qui la confie à l'adoption avant de disparaître. La petite fille vient tout juste de voir le jour, et elle est déjà orpheline.

Un couple en mal d'enfant est sur le point d'adopter Grace quand son père biologique se manifeste : il n'a que dix-sept ans mais il est décidé à se battre pour récupérer sa fille.

Qui aura la garde de Grace ? Son père, si jeune mais débordant d'amour ? Ou ce couple pour qui cette enfant est déjà tout ? Quel sera l'avenir de Grace ?

 

Ma nota : 2/5

 


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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 15:14

startersSur la couv' de Starters il est écrit "Les fans de Hunger Games vont adorer ce livre"... Moi j'ai aimé Hunger Games (surtout le tome 1) donc je me suis lancée sans trop d'hésitation.

J'avoue bien aimer les bouquins pour ado, c'est plus un secret. Sûrement que ca allège un peu mon quotidien 


Bref, Starters donc est bel et bien dans la même veine que Hunger Games, pas de doute à ce sujet. L'histoire (en gros) est celle de Callie, une jeune fille qui tente de survivre dans un monde post-apo où seuls les enfants et les vieux ont survécu à une guerre bactériologique. Les vieux en question, pour se donner une nouvelle jeunesse, louent les corps des jeunes sans famille qui, appatés par une colossale somme d'argent qui leur permettrait de manger à leur faim jusqu'à leur majorité, se rendent à la "Banque des corps" pour louer leur corps pour une durée déterminée.

Evidemment, tout ne se déroule pas aussi simplement... Prime Destination, la société qui gère la banque des corps, décide de transformer ces locations temporaires en achat, ce qui équivaut plus ou moins (et plutôt plus que moins) à déposséder les jeunes de leurs corps et donc de les tuer.


Voilà le topo. Pour ce qui est de l'écriture et du style littéraire, on est vraiment dans la même veine que toutes les sagas à succès pour ados qui font un tabac ces dernières années : ça se lit facilement, pas besoin de réfléchir...

Si vous aimez les lectures purement détente, c'est pile poil ce qu'il vous faut ! Sinon, passez votre chemin.


4e de couverture :

Vous rêvez d'une nouvelle jeunesse ? Devenez quelqu'un d'autre.

Règles s'appliquant à la clientèle de Prime Destinations :

1. N'oubliez pas que le corps dont vous êtes locataire est celui d'une jeune personne

2. Il vous est strictement interdit de le modifier ou de le blesser

3. Toute activité illicite entraînera l'annulation de votre contrat

Le corps que vous avez loué nous appartient.

 

Ma note : 3/5

 


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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 16:57

baiser cathartiqueCela fait bien longtemps que je ne vous ai pas parlé de mes lectures... et pour cause ! Je bute depuis des mois sur Baiser cathartique... 

Ce n'est pas de moi de laisser un bouquin avant de l'avoir fini mais là, je jette l'éponge !

 

Ce roman raconte l'histoire de... non en fait j'en sais rien. Les pages défilent, nous décrivant les émotions et questionnements de Clara (l'héroïne) autour de l'amour mais en fin de compte très peu d'éléments pour comprendre pourquoi, comment, qui, où. J'ai attendu jusqu'à la 83e page pour essayer de comprendre ce qu'il se passe mais vu que je n'en sais toujours rien, j'ai décidé de poser là ce livre et de me lancer vers de nouvelles aventures littéraires.

 

J'aime les romans quelque peu introspectifs, qui parlent d'émotions, de tourments de l'âme, etc, pourtant. Encore faut-il un minimum de données pour être touché, s'identifier, se questionner, être interpellé, dérouté... 

Sur ce coup là, je le reconnais, la seule question que je me pose est "mais bon sang de quoi parle ce bouquin ?". Peut-être l'histoire se met-elle en place à partir de la 84e page (sur 151) mais je n'ai pas le courage de poursuivre.

 

Si l'un d'entre vous a lu ce livre et a tenu jusqu'au bout, je suis bien curieuse d'avoir votre avis !

 

 

4e de couverture :

Baiser cathartique conte l'histoire d'une jeune femme confrontée à la découverte de l'Amour, ou de ce qu'elle croit être l'Amour, incarné dans le personnage de Dénèbe. Un baiser peut tout changer, réveiller un traumatisme profond, une introspection contrainte, parfois trop lourde, voire insurmontable.

Clara sera victime de cette remontée de forces chtoniennes qui habitent son âme, porteuse des séquelles de l'union entre deux mondes -incarnés par les Amiens et les Atraciens- dont elle est le fruit. (...)

 

 

Ma note : 0/5

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 08:00

en studio avec les beatlesAvec "En studio avec les Beatles", Geoff Emerick et Howard Massez nous livrent les dessous des séances d'enregistrement du groupe mythique pour les albums Revolver, Sgt. Pepper, le White album et Abbey Road. Le livre débute avec la passion du jeune Geoff pour la musique et son arrivée aux studios Abbey Road (un peu sur un coup de chance il faut bien l'avouer). Très vite, il se retrouve sur les séances des Beatles et son apprentissage des rouages du métier se fait au fil des demandes parfois saugrenues du groupe, principalement de John Lennon. 


Tout au long de ce récit riche en anecdotes et en explications techniques parfois assez pointues, on sent notre narrateur passer par toutes les émotions possibles : admiration, tendresse, affection, colère, lassitude, nostalgie...

Geoff Emerick nous raconte sa vie au studio, ses relations avec les membres du groupe (surtout Paul Mc Cartney), techniciens, producteurs, etc.

Loin des paillettes, c'est dans l'intimité (professionnelle) d'un groupe que l'on se retrouve plongé au fil des pages.


J'ai trouvé ce livre très intéressant. Il permet de comprendre tout d'abord ce qu'est un ingénieur du son mais aussi de se plonger dans une époque où l'industrie du disque n'étais pas encore ce qu'elle est aujourd'hui, que ce soit par l'aspect technique ou plus encore idéologique. Les contraintes, les innovations, les moments de liesse, l'incompréhension, les tensions, les réussites... tout y est !

J'ai été un peu larguée quand même par moments par certains passages très techniques avec forcément tout un vocabulaire que je ne maîtrise pas. Malgré tout, même sans connaître toutes les ficelles du métier, on arrive à comprendre globalement ce qui se passe, les problèmes auxquels est confronté l'ingénieur du son ou bien encore les satisfactions d'avoir réussi des prouesses avec un matériel qui n'était pas censé les permettre.


Pour autant, je pense que ce livre est destiné aux amateurs de musique et/ou fans des Beatles !


4e de couv' : 

Dans En studio avec les Beatles, Geoff Emerick relate ses expériences et nous fait visiter l'envers du décor des innovations musicales et des expérimentations sonores d'où résultèrent les meilleurs disques du groupe. En 1962, à l'âge de quinze ans, il décrocha le job de ses rêves en devenant assistant ingénieur du son aux studios d'Abbey Road. Dès sa deuxième journée de travail, Emerick était présent quand un quatuor dépenaillé venu de Liverpool et nommé The Beatles vint effectuer sa toute première séance d'enregistrement. La chanson "Love me do" ne tarda pas à grimper dans les hit-parades et, depuis, la musique populaire n'a plus jamais été la même. Au cours des sept années suivantes, il allait travailler aux côtés des Beatles. A l'âge de dix-neuf ans, Emerick devint ingénieur du son en titre et fut chargé d'enregistrer l'album révolutionnaire que fut Revolver. A mesure que le groupe et lui-même repoussaient les limites technologiques de l'enregistrement, il mit au point des méthodes qui donnèrent au son des Beatles une nouvelle couleur.

 

Ma note : 3/5


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Mes publications...

 

- ""Diventare francese", la naturalisation des génois en Provence (1620-1730)", La Haute vallée de l'Arc, bulletin de la SERHVA, n°124, octobre 2013

 

- "Sculpteurs-marbriers provençaux : les Veyrier et la carrière de Trets", dans Marbres de Rois, actes du colloque international tenu (Versailles 2003), Presses universitaires de Provence, 2013, pp. 81-90

 

- Atlantes & Cariatides, Editions Edilivre - collection Universitaire, 2012

241073 LCU C14 3 - Copie

 

- "Sculpteurs et marbriers : les Veyrier et la carrière de Trets", Provence Historique, tome LX - fasc. 239, janvier mars 2010, pp. 67-79


- "Des berges de la Garonne à la construction du magasin des Marbres du Roi à Bordeaux", Bulletin monumental (chronique), n°169-1, 2011, p. 81


- "L'empreinte des archevêques sur Puyricard" (en collaboration avec Sophie Bergaglio) dans Sebastien AUBLANC & Sophie BERGAGLIO, Puyricard, images et histoires, Ed. des lilas, 2012, pp. 56-65