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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 08:00

vivki nelson 1

J'ai récupéré ce petit roman grâce à une offre promo d'un grand magasin de produits culturels vous voyez ? Je ne pense pas que je l'aurai acheté mais au final comme je fais moins ma difficile quand c'est cadeau, j'ai pris celui là...

Bon eh bien je crois que j'ai du rater un truc au cours de mon adolescence... parce que j'aime vraiment bien tous ces romans pour minettes  

Vous allez me dire que je catalogue un peu vite et vous aurez peut-être raison mais après Twilight et compagnie j'avoue que j'ai un peu tendance à avoir des à-priori sur le genre.


Bref, Vicki Nelson est une ancienne policière qui a du quitter la police à cause d'un grave problème de vue. Elle assiste un jour à un meurtre étrange dans le métro et décide de mener une enquête parallèle. C'est là qu'apparaissent vampires et démons !

Pour une fois l'héroïne n'est pas tant héroïque que ca (elle est intelligente certes mais un peu empotée tout de même), le vampire pas si charismatique que ca (il est petit, personne le capte sauf le chien de la vieille voisine et il écrit des romans à l'eau de rose) et l'invocateur de démon... bon bin je vais pas tout vous raconter non plus !!! Il s'agit vraiment d'une enquête policière sauf que tous les protagonistes de l'histoire ne sont pas humains.

L'intrigue n'est pas trop mal menée, pas beaucoup de suspense ni de surprises mais c'est pas tellement le but de l'histoire, ca se lit facile et ca détend... tous les ingrédients pour passer un moment tranquille sans trop se casser la tête !

 

... sur ce... je m'en vais attaquer le 2e tome (que j'ai acheté cette fois) pour savoir la suite (quand je vous le dit que l'ado qui est en moi n'est pas si loin que ca grrrr)

 

blood-ties.jpgUne série télé américano-canadienne a été inspirée de cette série de roman : Blood Ties. Il existe apparement 2 saisons (tournées en 2007 et 2008). Je ne connais pas du tout cette série donc je ne peux pas vous dire comment a été faite l'adaptation...

 

4e de couverture :

" - Cet article qui est paru dans le journal d'hier où il est dit que Neal et Jones ont été vidés de leur sang. Qu'est-ce qui est vrai ?

Au bout du fil, Brandon poussa un soupir.

- Presque tout ce que dit l'article est exact. J'ignore si c'est l'oeuvre d'un vampire ou d'un aspirateur, mais ils n'avaient plus une goutte de sang dans le corps."

Un hurlement retentit... et les anciens réflexes de Vicki se réveillent. Trop gtard : la victime gît, la gorge déchiquetée, tandis qu'une silhouette fuit dans les tunnels sombres du métro. Ancien flic devenue détective privé, Vicki Nelson ne peut s'empêcher d'enquêter sur cette affaire. Mais plus elle avance, plus elle comprend qu'elle est sur la trace de créatures bien plus dangereuses que tout ce qu'elle a pu affronter.

 

Ma note : 3/5

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 08:00

travailler avec des cons

Voilà un tout petit livre bien drôle... jubilatoire même tant il nous rappelle à tous et à toutes que nous sommes tous égaux devant les cons ! Seulement voilà... ce n'est pas une fatalité ! Non, nous ne sommes pas obligés de supporter sans rien dire notre "con" quotidien ! Oui, amis "non-cons" nous pouvons résister et vaincre !

Ok je me calme...

 

"Au même titre que Dieu, les trous noirs, la réussite ou la non-réussite d'une crème renversée ou la prolifération des nains de jardin, le con au bureau est à lui tout seul un défi aux lois de l'Univers"

 

 Ce petit guide donc nous apprend tout d'abord à identifier un con, à se faire une raison (non, on ne peut pas l'attacher sur une chaise et lui taper dessus), à le classifier et finalement à essayer de le combattre. Bon, comme on peut s'en douter, ce n'est pas aussi simple que la chasse aux moustiques mais au moins, en lisant "Travailler avec des cons" on s'amuse et on finit par voir notre con avec un regard presque attendri (presque...).

 

Si vous avez vous aussi votre con, ou si vous repensez parfois avec une pointe de nostalgie à votre ancien con qui finalement vous divertissait un peu en plus de vous pourrir la vie (c'est mon cas ), faites vous plaisir !

Tonvoisin Debureau a un objectif, un plan pour vous :


"Devenir pour les cons au bureau ce que Pasteur fut à la rage et Schwarzenegger au cinéma d'auteur : un éradicateur averti"

 

Petit intérêt supplémentaire  à la fin du livre (et plus sérieux que le reste), l'auteur a ajouté en annexe une liste de sites internet, associations et organismes divers qui se consacrent à la lutte contre le harcèlement moral au travail. Au-delà de l'aspect ludique du livre, c'est aussi ca travailler avec des cons...

 

Le site officiel de l'auteur & le site Travailler avec des cons

 

 

4e de couverture :

Nous en avons tous rencontré un jour ou l'autre... et ce n'est pas un privilège ! Ils nous perturbent, bousillent notre vie et celle de millions de salariés.

Oui, il était temps de vous donner les astuces permettant de survivre à ces individus : comment les reconnaître ? les comprendre ? Comment gérer efficacement votre con de bureau "préféré" et transformer l'enfer d'hier en de réjouissants et multiples pièges à cons ?

Devenez un redoutable et très redouté bourreau des cons au travail.

 

Ma note : 3/5

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 08:00

meditations sur la beauté

Ayant déjà lu de magnifiques romans de François Cheng (L'éternité n'est pas de trop, Le Dit de Tian-yi...), je n'ai pas hésité à prendre cet ouvrage d'un auteur tout autant éclectique que mes goûts littéraires.

Pour autant, je ne suis pas une habituée des essais philosophiques et malgré que ca ne soit pas un pavé, loin de là, j'avoue que j'ai du m'accrocher !

Les cinq "méditations" de François Cheng sont la conséquence d'ateliers de discussion mis en place par l'auteur. Je vais tenter des petits résumés de chaque méditation, même s'il est très difficile de réduire à une oud eux phrases des réflexions assez poussées et variées.

 

Dans la première méditation, la réflexion porte sur l'opposition de la beauté avec le mal et son rapport à la vérité et à l'unicité. Il explique ainsi en quoi la beauté réside en l'unicité d'un être, d'un moment, d'un lieu.

 

La deuxième traite de la nature et du rapport entre la beauté et le temps : la mort contribue à l'unicité de la vie et donc à la beauté.

 

"Notre pouvoir d'étonnement et d'émerveillement est émoussé, alors que chaque scène, chaque fois unique, devrait nous offrir l'occasion de voir l'univers comme la première fois, comme au matin du monde"

 

La troisième méditation compare la beauté qui relève de l'avoir (la fausse beauté, celle de la superficialité) et celle qui relève de l'être (la beauté de l'âme et la communion entre deux éléments).

 

La quatrième méditation quant à elle évoque les pensées philosophiques sur la beauté (Platon, Saint-Augustin, Dante, Pétrarque, Confucius...) et le rapport à la religion.


La cinquième méditation enfin traite de l'art avec les pensées de Schelling, Hegel ou Kant.

 

Tout au long de cet ouvrage, François Cheng met en relation les conceptions occidentales et chinoises. Cet aspect est très intéressant car, du fait de sa double culture, il met en lumière des éléments qui ne sont pas forcément évidents pour qui ne possède qu'une seule de ces cultures. Il évoque à la fin de la cinquième méditation l'oeuvre picturale de Paul Cézanne sur la Sainte-Victoire qui, pour lui, est le "lieu de jonction où les deux traditions se reconnaissent".


"l'artiste, quant à lui, est toujours prêt à endurer douleur et chagrin, privations et perditions, jusqu'à se laisser consumer par le feu de son acte, se laisser aspirer par l'espace de l'oeuvre. Il sait que la beauté, plus qu'une donnée, est le don suprême de la part de ce qui a été offert. Et que pour l'homme, plus qu'un acquis, elle sera toujours un défi, un pari."

 

 

Une petite phrase pour finir, qui peut s'appliquer à beaucoup de sujets et qui m'a particulièrement parlé :

 

"Il est des beautés pleines d'une lumineurse douceur qui, soudain, par dessus ténèbres et souffrances, nous remuent les entrailles ; d'autres, surgies de quelque souterrain, nous happent et nous ravissent de leur étrange sortilège ; d'autres encore, pures fulgurances, subjuguent, foudroient..."

 

 

4e de couverture :

En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale. Mais en raison de cela même, on voit qu'à l'opposé du mal la beauté se situe bien à l'autre bout d'une réalité à laquelle nous avons à faire face. Je suis persuadé que nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les extrémités de l'univers vivant : d'un côté, le mal ; de l'autre, la beauté.

Ce qui est en jeu n'est rien de moins que la vérité de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté.

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 08:00

queue de poisson

Une quatrième de couverture alléchante... une vengeance, des intrigues... niark niark niark...

Et finalement, tout est dit dans le résumé ! Queue de poisson est un roman plutôt agréable à lire mais sans surprise.

Il est un peu comme ces téléfilms qui passent en début d'après-midi si vous voyez ce que je veux dire... Les personnages sont quasiment tous des caricatures. On y trouve un mari tordu, malhonnête et stupide, un flic motivé, sympathique et malin, un riche homme d'affaires un peu mafieux, une femme trahie et richissime qui ne rêve que de se venger de son abruti de mari, un sauveur bourré de testostérone et quelques bimbos au QI équivalent à celui d'une huître morte !Belle panoplie !

Pour résumer, un roman qui se lit facilement, pour passer le temps sur la plage ou dans les transports en commun (et là vous êtes sûrs de ne pas louper votre arrêt !) mais guère plus.

Ceci dit, ca fait du bien aussi de temps en temps

 

4e de couverture :

Il avait tout prévu : la croisière en paquebot, la promenade nocture sur le pont et le moment où il la balancerait par-dessus bord au milieu de l'Atlantique. Encore mieux qu'un divorce. Mais ce que Chaz n'avait pas imaginé, tout docteur en biologie (et surtout ès magouilles) fut-il, c'est que Joey puisse survivre à tout çà.

Et voilà que son "épouse regrettée" est repêchée par un ex-flic reconverti en Robinson, à quelques miles des côtes de la Floride. Elle pourrait le dénoncer. Mais ce ne serait pas drôle. Au point où elle en est, autant jouer les fantômes et lui pourrir la vie à petit feu. Du faux écolo véreux et de la riche héritière trahie, on verra bien qui est le plus sournois...

 

Ma note : 2.5/5

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 08:00

mes illusions

     Il y a quelques mois, je discute avec une ancienne élève, 14 ou 15 ans, qui me dit qu'elle n'aime pas lire... De fil en aiguille, elle me me parle d'un livre qui l'a touchée et qu'elle a aimé : Mes illusions donnent sur la cour. Elle était tellement emballée et convaincante... Alors moi forcément, j'ai voulu le lire ce livre qui a réussi à séduire une ado hermétique !

Bien sûr il est sorti l'année dernière mais j'ai toujours un train de retard vous devriez commencer à le savoir

Bref, aujourd'hui, je la remercie de m'avoir fait découvrir ce roman touchant et dérangeant, léger et pesant...

 

"Vous l'avez sans doute oublié, mais, comme moi, vous avez un jour pris conscience de votre ennui, et à cet instant, il vous est devenu insupportable.

Comme moi, vous avez un jour regardé le ciel, à l'aube du crépuscule, en vous demandant pourquoi les étoiles n'arrivaient pas.

Comme moi, vous avez compris que votre vie allait commencer sans que vous n'y puissiez rien.

Parce que, comme moi, vous avez eu quatorze ans."

 

Premier chapitre, on est fixé sur ce qui nous attend...

L'histoire, c'est celle de Sacha, 14 ans, collégien lambda, rien à signaler. Un jour Sacha rencontre Augustin, beau, rebelle, libre. Il est immédiatement fasciné par Augustin, tombe amoureux (ou pas ?) de lui, devient son ami, son double et le suit partout. C'est alors le commencement de la dérive... sorties, cigarettes, alcool, sexe, drogues, médicaments... Sacha finit par ne plus se reconnaître lui-même, quasiment ivre ou défoncé en permanence. Il se sent vivant et sait qu'il se détruit tout à la fois. Sa volonté de découvrir de nouveaux horizons, de faire des expériences nouvelles, de fuir sa vie et son quotidien le galvanisent... jusqu'à la déchirure.

 

"Je crois que je suis amoureux de lui.

Je tombe.

Il n'est plus question de plaisir.

Il crie.

C'est loin déjà.

Je veux qu'il soit mes gestes quand je ne les contrôle plus, mes poils quand j'ai la chair de poule. Je veux devenir une partie de lui, aussi utile qu'une main, aussi vitale qu'un coeur. Il est le seul à pouvoir m'entraîner vers le point où tout disparaît. Disparaître avec lui."

 

Le personnage de Sacha est attachant. Il est perdu, en quête d'une liberté qu'il ne sait pas comment atteindre. C'est un roman assez sombre (la vision sans espoir d'un ado sur le monde qui l'entoure) et à la fois plein de légèreté (rien ne se pose sur Sacha et Augustin, ils vivent chaque jour comme le dernier).

C'est le genre de livre qu'on aime ou qui laisse totalement indifférent. Perso, j'ai beaucoup aimé. Bien sûr, certaines situations sont poussées à l'extrême mais n'est-ce pas justement le principe même de l'adolescence ? Tout est exacerbé dans un sens ou dans l'autre.


"Les jeunes aux yeux vermillon se sont arrêtés. Ils regardent le ciel avec angoisse. Un instant, on peut sentir le poids du monde sur leurs épaules. Le trop grand poids du monde. A l'heure où tout devient plus sombre, il nous faut rapidement nous regarder en face. Les jeunes se remettent à marcher, zombies langoureux, paresseux et futiles, sur le boulevard des espoirs sales. Criblées de malheurs, leurs rétines portent les marques de la douleur en spectacle. Le vent ne souffle plus et on éteint le soleil. Les jeunes deviennent fous, incontrôlables, même plus sauvages, quasiment robotiques."

 

Les phrases sont courtes, ce qui donne un rythme soutenu et assez particulier. Par moments on a l'impression d'être embarqués dans un tourbillon de mots, tout s'accélère, les phrases défilent puis les pages, de plus en plus vite. C'est étrange et très cohérent avec le contenu. Sacha voit sa propre vie lui échapper, tout va trop vite autour de lui, il ne sait plus comment se situer face aux autres, il n'en a pas le temps...

Bref, je vous conseille ce roman !

 

4e de couverture :

"Sur un transat, il mange un esquimau. Le chocolat fond autour de sa bouche, il s'en met partout. On dirait du sang séché. Le ciel est de la même couleur que le soleil. Ce matin on a braqué le minibar. Augustin voulait qu'on célèbre son départ. L'air a une vague odeur de jasmin. Je suis sûr que c'est le produit d'entretien.

Il se lève pour aller commander quelque chose au restaurant, de l'autre côté de la piscine. Je l'observe.

De longs palmiers bougent derrière lui. Graphique. Il plonge dans l'eau. Il disparaît quelques secondes, puis il réapparaît. Il revient, il se rallonge sur son transat. Je regarde les parasols kitch, jaune et rouges, et je pense que ce serait vraiment beau de les voir tous s'envoler en même temps."

Sacha Sperling a 18 ans. Il signe ici son premier roman.

 

Ma note : 4,5/5

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 08:00

Deuxième partie de la critique d'Into the Wild : le livre !

Vous trouverez l'article consacré à l'adaptation ciné de Sean Penn ICI


 

into the wild

  Jon Krakauer, chargé d'écrire un article en 1992 sur la découverte du corps de Christopher Mc Candless dans un bus dans une forêt de l'Alaska, décide quelques années plus tard de retracer son périple. Il nous présente ici une sorte de journal de bord de son "enquête", une biographie des dernières années du jeune homme.

Christopher Mc Candless est mort de faim ou de malnutrition dans un autobus abandonné au fin fond des forêts de l'Alaska après avoir passé 2 ans sur les routes à poursuivre ses rêves de nature sauvage. On trouve dans le récit de Krakauer beaucoup de citations d'ouvrages retrouvés dans les affaires de Mc Candless, des parallèles avec les histoires de quelques jeunes "aventuriers" du même genre et des extraits de lettres qu'il a écrites à différentes personnes rencontrées au cours de son voyage.

J'ai trouvé quand même pas mal de passages un peu longs... Dès le début du livre on connaît l'histoire du jeune Christopher et ses motivations. La suite sert à expliquer des détails, à présenter les personnes qui ont croisé son chemin et l'ont aidé dans la poursuite de son rêve.

On sent l'auteur véritablement passionné par cette histoire qui lui rappelle sa jeunesse (il raconte d'ailleurs vers la fin du livre une de ses expériences aventureuses dans les montagnes d'Alaska qui aurait très bien pu finir comme celle de Mc Candless) mais malgré tout certaines parties tournent un peu en rond. A travers le récit de ce fait divers, il semble vouloir rendre hommage en quelque sorte à la fougue de la jeunesse et la quête infinie d'un idéal personnel.

 

Extrait d'une lettre de Mc Candless citée dans le livre

qui donne un apperçu de sa personnalité :


"Je pense que tu devrais changer radicalement ton style de vie et te mettre à faire courageusement des choses que tu n'aurais jamais pensé faire, ou que tu as trop hésité à essayer. Il y a tant de gens qui ne sont pas heureux et qui pourtant ne prendront pas l'initiative de changer leur situation parce qu'ils sont conditionnés à vivre dans la sécurité, le conformisme et le conservatisme, toutes choses qui semblent apporter la paix de l'esprit, mais rien n'est plus nuisible à l'esprit aventureux d'un homme qu'un avenir assuré. Le noyau central de l'esprit vivant d'un homme, c'est sa passion pour l'aventure."

 

4e de couverture :

Toujours plus loin. Toujours plus au nord. Toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher Mc Candless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. En 1990, une fois son diplôme universitaire en poche, il offre ses économies à une association caritative et part, sans un adieu, vers son destin. Celui-ci s'achèvera tragiquement au coeur des forêts de l'Alaska...

Jon Krakauer évoque aussi à travers cette échappée belle ceux qui, un jour, ont cherché à quitter la civilisation et à dépasser leurs limites. Magistralement porté à l'écran par Sean Penn, Into the Wild s'inscrit dans la grande tradition du road-movie tragique et lumineux, une histoire aux échos universels.

 

Ma note : 2/5


Quelques liens sur Christopher Mc Candless pour ceux qui voudraient en savoir plus :

Christopher Mc Candless Info site

Into the Wild

Chris Mc Candless



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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 08:00

dieu-est-une-femme.jpg

 

Sous-titre : "L'année de mes 14 ans"

 

   Grosse claque le petit "Dieu est une femme" !!! Surtout quand on réalise qu'Arianne Fornia, l'auteur, avait réellement 14 ans lorsqu'elle l'a écrit...

Il s'agit d'une satyre de la société, de ses codes et de ses normes. Notre narratrice commente tout ce qu'elle voit, ce qu'elle entend, ce qu'elle perçoit et ce qu'elle comprend.

Elle décrypte le monde qui l'entoure... le monde vu à travers les yeux d'une ado mature et déjà cynique.

Avec un humour parfois caustique, parfois complètement décalé, elle nous fait partager ses impressions et ses ressentis face à des situations courantes et souvent banales comme un couple qui s'embrasse dans la cour du lycée, des parents qui divorcent, les courses au supermarché, une campagne électorale en milieu rural... le ballet des aéroports... Ca apporte un peu de fraîcheur dans notre univers follement codifié et encadré.

Les descriptions, qu'elles soient visuelles, sonores ou émotionnelles, sont très précises et subtiles.

En un mot, je me suis régalée à le lire, relire et re-relire

 

4e de couverture :

Comment s'en sortir lorsqu'on a 14 ans, dans un monde où l'adolescent-roi semble plus incompris que jamais ? Avec une surprenante maturité, Ariane Fornia raconte son univers quotidien. Douée d'un irrésistible sens de l'humour (noir), elle dresse un impitoyable inventaire : le collège de province où sévit la compétition du look, l'apprentissage de la guerre des sexes, l'horreur des cours de maths, la frénésie de la consommation, la carrière politique d'un père député... Portée par une intelligence précoce, cette chronique évoque les grandes et petites aliénations du cobaye adolescent d'aujourd'hui, des fast-foods aux jeux vidéos en passant par les stars du petit écran... et la quête d'un sens à la vie.

Un livre décapant pour tous les parents désespérés d'abriter à domicile ce monstre de cynisme qu'est l'adolescent. Et pour tous les adolescents désespérés de découvrir la férocité du monde.

 

Ma note : 5/5

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 08:00

la vague"La Vague" est un roman à la fois fascinant et terrifiant...

Basé sur une histoire vraie (l'expérience de la Troisième Vague, cf. plus bas), il raconte une drôle d'expérience menée par un professeur d'histoire pour faire comprendre à ses élèves les fondements du nazisme et de son idéologie, pour répondre à la question "pourquoi personne n'a-t-il rien fait pour empêcher ca ?". L'expérience dérape bien vite, tout le monde se prenant au jeu, élèves comme professeur.

A mon sens, le message de ce roman est le suivant : ce n'est pas parce que c'est déjà arrivé par le passé et que nous trouvons tous cela terrible que cela ne peut pas recommencer. Cette lecture et quelques petites recherches sur ses origines amène à une réflexion sur l'humain et ses comportements au sein d'un groupe, sur la façon dont le libre arbitre peut s'effacer, sans même que les personnes concernées n'en aient conscience, sous la domination charismatique d'un leader.

Il s'agit ici de lycéens face à leur professeur et les conséquences ne sont pas gravissimes, mais c'est le mécanisme qu'il est important de comprendre. Si l'on projette ce phénomène à une échelle plus grande, cela devient proprement effrayant... parce que nous savons aujourd'hui où çà peut mener !

 

 

"Vous m'avez demandé comment les Allemands ont pu laisser des millions d'êtres humains innocents se faire assassiner. Comment ils ont pu prétendre qu'ils n'y étaient pour rien. [...] Si l'histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague."

 

 

L'expérience réelle dont est tirée ce roman : "La Troisième Vague"


     La première semaine d'avril 1967, Ron Jones, professeur d'histoire au lycée de Cubberley (Palo Alto - Californie), donne son cours sur l'Allemagne nazie. Confronté aux questions de ses élèves et dans l'incapacité d'y répondre de manière convaincante pour ces derniers, il décide de faire l'expérience d'une mise en situation. Il fonde alors un mouvement fantôme appelé "La Troisième Vague" qui prône les mérites de la discipline et de l'esprit communautaire. Ce mouvements reprend quelques éléments de l'idéologie des débuts du nazisme.
Deux jours seulement après le début de l'expérience, des élèves qui ne sont pas les siens viennent assister à son cours pour adhérer à La Troisième Vague. Les premières conséquences sont plutôt positives, les élèves travaillent mieux, certains qui étaient en retrait se mettent à participer aux cours, etc.

Dès le quatrième jour la situation dérape et échappe au contrôle de Ron Jones. L'expérience cesse dès le jour suivant.

On trouve peu de témoignages directs, tout juste quelques articles dans le journal du lycée (le Cubberley Catamount). Le professeur Ron Jones a publié ses souvenirs de cette expérience qu'il qualifie comme "l'un des évènements les plus effrayants" qu'il ait connu pendant ses heures de cours, en 1976 sous le titre "Take as Directed" dans le magazine The CoEvolution Quaterly (1976, n°9, p 152).

L'expérience resta secrète jusqu'en 1981. En 1992, il fut appelé par le gouvernement allemand afin de donner une conférence sur le sujet à Nuremberg. Toute cette histoire reste assez floue, les témoins directs de l'expérience ne semblant pas pouvoir / vouloir donner beaucoup de détails sur ce qui s'est réellement passé. Il ne faut donc pas oublier que film et livre ne sont que des adaptations de cette expérience, même si le roman en l'occurence semble assez proche de ce que l'on connaît actuellement de l'expérience de la Toisième Vague.


Pour en savoir plus  :

Biographie de Ron Jones

- The Catamount, Journal du lycée 7 avril, 21 avril et 21 décembre 1967

 

 

En 1981, un téléfilm est réalisé aux Etats-Unis par Alexander Grasshoff. En 2008, une adaptation cinématographique cette fois a été réalisée par Denis Gansel. Ce film (allemand) resitue l'action en Allemagne, ce qui ne change strictement rien au message (enfin je pense, je n'ai pas encore eu l'occasion de voir ce film...)

 

 --> Pour une critique de ce film, vous pouvez aller voir le blog d'Audrey Mathé 


Ce roman, sorti en 1981 aux Etats-Unis et beaucoup plus tardivement en Europe, a connu un grand succès. En Allemagne, son étude a même été mise au programme d'Histoire dans les lycées.

 

 

4e de couverture :

Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1970. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : "La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action". En l'espace de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

 

Ma note : 3,5/5

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 08:00

Et voilà, le prix Médicis 2010 a été attribué il y a tout juste 2 jours...

 

C'est donc Maylis de Kerangal qui l'a obtenu pour son 7e roman "Naissance d'un pont". Elle a été choisie dès le premier tour de vote par 6 voix contre une (donnée à "Une année avec mon père" de Geneviève Brisac).

 

naissance-d-un-pont.gif

Dans la catégorie Essais, c'est Michel Pastoureau qui remporte le prix avec "Les couleurs de nos souvenirs" et dans la catégorie Etrangers, David Vann pour "Sukkwan Island".

 

Bonne lecture !

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 08:00

 

chambre curiosités

      Un bon petit thriller comme je les aime, ni trop compliqué ni trop prévisible, mêlant intrigue policière et enquête archéologique...

Tout au long du roman les questions se bousculent sur cet étrange intérêt pour un tueur en série du XIXe siècle, sur ce curieux inspecteur du FBI sorti de nulle part et qui semble tout droit venu d'un autre temps, sur les liens entre les victimes mortes il y a plus de 100 ans et les plus récentes... et finalement le classico-classique "A-t-il découvert le secret de l'immortalité ?"


Toutefois, si le thème n'est pas particulièrement original, l'histoire est très bien menée, avec juste ce qu'il faut de suspense et de mystère. Pour une fois, même si l'on croit connaître le tueur dès les premiers chapitres (et je dis bien "croit"), il n'en reste pas moins intriguant, le but n'étant pas tant de savoir qui tue mais de comprendre le processus qui l'ammène à tuer.

 

4e de couverture :

Manhattan. Les ouvriers d'un chantier de démolition découvrent avec horreur parmi les gravats des ossements humains. L'enquête menée par Pendergast, du FBI, l'archéologue Nora Kelly et le journaliste William Smithback établit qu'il s'agit des restes de 36 adolescents, victimes d'un tueur en série, le Dr Leng, ayant sévi à New-York vers 1880. Les jours suivants, plusieurs meurtres sont commis selon le mode opératoire de Leng.

Se peut-il que ce dingue soit toujours vivant ? Ou aurait-il fait des émules ?


 

Ma note : 3/5

 

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Mes publications...

 

- ""Diventare francese", la naturalisation des génois en Provence (1620-1730)", La Haute vallée de l'Arc, bulletin de la SERHVA, n°124, octobre 2013

 

- "Sculpteurs-marbriers provençaux : les Veyrier et la carrière de Trets", dans Marbres de Rois, actes du colloque international tenu (Versailles 2003), Presses universitaires de Provence, 2013, pp. 81-90

 

- Atlantes & Cariatides, Editions Edilivre - collection Universitaire, 2012

241073 LCU C14 3 - Copie

 

- "Sculpteurs et marbriers : les Veyrier et la carrière de Trets", Provence Historique, tome LX - fasc. 239, janvier mars 2010, pp. 67-79


- "Des berges de la Garonne à la construction du magasin des Marbres du Roi à Bordeaux", Bulletin monumental (chronique), n°169-1, 2011, p. 81


- "L'empreinte des archevêques sur Puyricard" (en collaboration avec Sophie Bergaglio) dans Sebastien AUBLANC & Sophie BERGAGLIO, Puyricard, images et histoires, Ed. des lilas, 2012, pp. 56-65