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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 08:00

piège nuptial

 

     Un bon petit roman, bien agréable à lire, que ce "Piège nuptial" !

Bonne suprise dès les premières pages, j'ai été vite happée par l'histoire de Nick, jeune trentenaire un peu paumé, aventureux et spontané.

L'histoire qui suit est totalement surréaliste avec cette fille violente, à la fois manipulée et manipulatrice, vivant dans une ville rayée de la carte : Wollanup.

Tout s'enchaîne très vite. Le roman est court mais beaucoup d'évènements se produisent, donnant un rythme soutenu à la lecture.

Nick se retrouve complètement piégé dans cette ville dont on ne peut pas s'échapper et qui s'est inventée ses propres lois. Il n'a plus qu'une obsession, trouver coûte que coûte un moyen de sortir de là pour (re) construire sa vie dans un monde qu'il a voulu fuir mais qui lui semble dès lors paradisiaque...

 

"J'avais prétendu ignorer que le temps passait toujours plus vite, gâchant au contraire le mien avec une obstination qui me permettaient d'échapper aux obsessions qui gouvernent habituellement la vie humaine : l'ambition, le sens de la famille, la pulsion de vouloir à tout prix "construire un couple", "se faire une existence""

 

"J'avais consacré ma vie à poursuivre l'éphémère, à esquiver toute obligation et tout engagement qui aurait pu me mettre au défi de me montrer à la hauteur"

 

A ne pas mettre entre les mains d'un frileux de l'engagament amoureux, sinon c'est foutu ^^

 

4e de couverture :

Ce qui a manqué à Nick, journaliste américain en virée dans le bush australien ?

Quelques règles élémentaires de survie :

1) Ne jamais conduire en pleine nuit sur une route déserte : un kangourou se ferait une joie de défoncer votre pare-chocs.

2) Ne jamais céder aux charmes d'une auto-stoppeuse du cru.

3) Et ne jamais se laisser droguer, enlever et épouser par ladite autochtone !

Dans son village, en effet, le divorce n'est pas autorisé. Mais le nombre de veuves y est impressionnant...

 

Ma note : 4/5

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 10:40

5personnes que j'ai rencontré...     Ce roman part d'un postulat assez original et bien énoncé d'ailleurs dès le premier chapitre, intitulé "Fin" (!!!??!!!)

L'histoire commence avec la mort du personnage principal, Eddie. Il s'agit en fait de l'histoire d'Eddie après sa mort.

Eddie est respondable de l'entretien d'une fête foraine, Ruby Pier, et meurt à 83 ans en sauvant une fillette lors d'un accident de manège. Il se retrouve alors au "Ciel" où on lui explique qu'il va rencontrer cinq personnes connues ou inconnues dont il a, volontairement ou non, consciement ou non, changé à tout jamais la destinée.

 

     Le roman s'articule en alternant les chapitres consacrés à Eddie au Ciel, ceux qui racontent les étapes importantes de sa vie (ses anniversaires, la guerre, son mariage, etc.), et ceux qui décrivent la vie "après Eddie" pour ceux qui restent.

Ce triple point de vue narratif donne un ensemble curieux et original, avec tout le long cet espoir un peu fou d'avoir un jour toutes LES réponses...

 

Une petite citation qui résume bien l'esprit du roman :

une "part du céleste secret : qui est qu'aucune vie ne se déroule en vase clos, elles se chevauchent toutes et le monde est tout plein d'histoires qui au bout du compte finissent par n'en former plus qu'une seule !"

 

 

4e de couverture :

Pendant des années, le vieil Eddie, petit bonhomme trapu de 83 ans, a veillé au bon fonctionnement des attractions de la fête foraine de Ruby Pier. Comble de l'ironie, c'est ici qu'il vient tout juste de mourir, écrasé sous la nacelle d'un manège alors qu'il tentait de sauver le vie d'une fillette...

Arrivé dans l'au-delà, le défunt se retrouve embarqué sur un vaste océan multicolore et multiforme où, comme dans un rêve éveillé, il va faire cinq rencontres bouleversantes et déterminantes : avec Marguerite, son amour perdu, mais aussi son ancien capitaine d'infanterie, une vieille femme aux cheveux blancs, un mystérieux homme bleu et une toute jeune Asiatique détenant, dans ses petits doigts atrocement brûlés, le secret d'Eddie et de sa destinée...

 

 

Ma note : 3.5/5

 

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 15:47

god-save-la-france.gif

(Titre original : A year in the Merde)

 

       Stephen Clarke, écrivain britannique d'une cinquantaine d'années, propose avec ce roman une vision humoristique et caustique de la vie en France, vue par un anglais.

On y trouve toutes sortes de thématiques, de la propreté des rues aux rapports de voisinage en passant par les grèves, le "rituel" de la boulangerie ou encore tous les préjugés que les anglais ont sur les français et inversement.


     Le héros, Paul, se heurte très souvent à l'incompréhension de ses collaborateurs français à cause de la barrière de la langue mais aussi et surtout de toutes les petites traditions franco-françaises (telles que la bise du matin, les courses de Noël, la rentrée...) qu'il a du mal à comprendre.

On le suit également dans ses relations amoureuses souvent cahotiques (pour les mêmes raisons) ou amicales.


      Etrangement, c'est cette vision extérieure satyrique qui pousse à sourire du début à la fin (alors que finalement rien n'est épargné aux français que nous sommes !!!)

Il décrit son environnement et son quotidien avec simplicité, donne son interprétation (très souvent totalement à côté de la plaque) de ce qu'il voit, ce qu'il entend, ce qu'il comprend ou croit comprendre, et on sent la tendresse qu'il a tout de même pour ce pays qui n'est pas le sien et qui le déstabilise...

 

     Publié en 2004, best-seller en Angleterre (il a même réussi à détrôner Harry Potter de la première place des vente en 2005 !), traduit en 17 langues, c'est paradoxalement en France que cet ouvrage a reçu les meilleures critiques.

Stephen Clarke a alors choisi de continuer sur le même principe et a écrit en 2005 "God save les française" (titre original : Merde actually) puis en 2007 "Français je vous haime : ce que les rosbifs pensent vraiment des froggies" (titre original : Merde Happens), que je n'ai pas encore lus mais que je vais m'empresser d'aller acheter !


God save la France, c'est une petite lecture divertissante, agréable, qui met en lumière tous nos petits travers et toutes ces choses si normales pour nous et qui semblent si étranges aux hommes venus d'ailleurs...

 

 

4e de couverture :

Nom : Paul West

Age : 27 ans

Langue française : niveau très moyen

Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir

Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français

Hobbie : lingerie féminine

Signe particulier : Paul West serait le fruit d'un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham

Jeune britannique fraîchement débarqué à Paris, créateur en Angleterre de la fameuse enseigne Voulez-Vous Café avec Moi, Paul a bien du mal à s'adapter au pays des suppositoires, des grèves improvisées et des déjections canines. Et il n'est pas au bout de ses surprises...


Ma note : 3/5

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 12:04

 

la-part-de-l-autre.gif

 

     Ce roman raconte les deux destins parallèles d'un même homme : Adolf Hitler.

D'un côté, le Hitler que l'on connaît et de l'autre Adolf H., artiste sensible et torturé, talentueux et amoureux...

Le postulat de départ est qu'une minute, une décision, un choix, un instant... peuvent radicalement changer le chemin d'une vie, d'un pays, d'un univers.

La part de l'autre, c'est aussi s'appercevoir qu'en chacun de nous peuvent cohabiter le meilleur comme le pire, que l'inhumain fait partie intégrante de l'humanité.

La fin du livre donne sa pleine mesure à cette notion en imaginant une Europe qui n'aurait pas connu la guerre, une Allemagne sans Hitler, sans nazisme, etc.
Dans l'épilogue, un enfant sort d'un cinéma (dans la version où Hitler est le dictateur que l'on connaît), s'interroge sur les causes de la guerre. Cet enfant, c'est l'auteur lui-même. J'ai trouvé ce passage très intelligement écrit et, une fois le livre terminé, il permet de pouvoir entamer une réflexion sur le sujet.

 

      "Un homme est fait de choix et de circonstances. Personne n'a de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix. Depuis ce jour, les nuits de l'enfant sont difficiles, et ses journées encore plus, il veut comprendre. Comprendre que le monstre n'est pas un être différent de lui, hors de l'humanité, mais un être comme lui qui prend des décisions différentes. Depuis ce jour, l'enfant a peur de lui-même, il sait qu'il cohabite avec une bête violente et sanguinaire, il souhaite la tenir toute sa vie dans sa cage."

 

     Dans le "Journal" qui suit le roman, E.E. Schmitt explique comment lui est venu l'idée de ce livre, le combat qu'il a mené pour défendre son idée auprès de ses proches et de ses collaborateurs qui n'ont pas toujours compris ce qu'il voulait en faire, le processus de recherche, de réflexion, d'écriture... Je trouve ca toujours très intéressant de pouvoir lire un petit résumé de la vie de l'auteur pendant sa rédaction, l'évolution de son projet et de sa réalisation. E.E. Schmitt utilisait déjà ce procédé dans l'Evangile selon Pilate


     Pour conclure, je citerai une phrase de ce Journal :


"Comprendre n'est pas justifier, comprendre n'est pas pardonner. Il n'y a même que par la compréhension intime, profonde, de l'ennemi que tu peux te battre avec lui"

 

 

4e de couverture : 8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l'école des Beaux-Arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde...

 

Ma note : 4/5

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 22:55

la-route.jpg

 

  "La route" est un roman post-apocalyptique assez particulier en cela qu'il nous raconte une histoire dont on ne sait au final presque rien !
Il y a un homme (dont ne sait rien, ni son nom, ni son âge, ni d'où il vient, ce qui lui est arrivé... rien...), et un enfant dont on ne sait rien non plus si ce n'est qu'il est son fils.
Une catastrophe planétaire, dont on ne sait rien non plus, a tout réduit en cendres. Le soleil ne perce plus, les hommes ont déserté les villes, tout n'est que mort et désolation. Et au milieu de ce monde détruit, l'homme et l'enfant avancent sur une route quasi-déserte (il y a quand même un peu des "méchants" de temps en temps), se débattent et luttent pour survivre le plus longtemps possible.


     Survivre pour faire quoi ? pour aller où ? voilà toute la question...
Le temps de l'histoire est lent, très lent même... au rythme des quelques kilomètres gagnés chaque jour au prix d'épuisants efforts par ces deux héros-victimes.
Même si certains passages sont répétitifs, la relation du père et du fils est touchante. Une histoire presque sans paroles... quand il ne reste rien, l'amour n'a pas besoin de mots.

 

  Une adaptation cinématographique de ce livre a été faite en 2009 par John Hillcoat. Dans les rôles principaux, on trouve Vigo Mortensen et Kodi Smith-Mc Phee

 

4e de couverture :

L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d'objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre: des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur voyage ?

 

Ma note : 5/5

 


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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 20:45

morsures-de-l-ombre.jpeg

 

    

  Le roman policier n'est pourtant pas mon genre préféré mais celui là....ah celui là... est d'une efficacité redoutable !
On s'habitue assez vite au style de Karine Giebel qui ne se perd pas en conjectures et va droit au but, aux phrases courtes, très courtes même, épurées.
Pas besoin de se perdre en conjecture, je dirai simplement que c'est un livre très prenant qui se dévore et tient en haleine du début à la fin.

 

 

 

 

 

 

4e de couverture :

Une femme. Rousse, plutôt charmante.

Oui, il se souvient. Un peu…

Il l’a suivie chez elle… Ils ont partagé un verre.

Il l’a prise dans ses bras… Ensuite, c’est le trou noir.

Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient de basculer dans l’horreur.

Une femme le retient prisonnier. L’observe. Le provoque. Lui fait mal. Rituel barbare, vengeance, dessein meurtrier, pure folie ?

Une seule certitude : un compte à rebours terrifiant s’est déclenché.

Combien de temps résistera-t-il aux morsures de l’ombre ?

 

Ma note : 4,5/5

 


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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 18:25

magasin-des-suicides.jpg


     Voilà LE livre absurde par excellence... !
"Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort !", tel est le slogan du Magasin des suicides tenu par la famille Tuvache. Ils y vendent depuis des générations tout ce qui peut être utile pour se suicider, des poisons aux parpaings accélérateurs de chute ou de noyade en passant par les cordes, armes et lames en tout genre.
Tout va pour le mieux dans leur petit monde de pessimisme et de mort... jusqu'à la naissance de leur troisième enfant : Alan. Celui-ci est, pour le plus grand malheur de ses parents et ses frère et soeur, un éternel optimiste qui ne voit que le meilleur dans chaque situation et des qualités (même bien cachées) en chaque être humain qui passe la porte du magasin. C'est le début de la fin pour cette famille de fous qui se laisse peu à peu embarquer dans son univers de joies naïves et enfantines.
C'est un livre assez spécial mais qui se lit facilement. Ni emballée, ni déçue, je suis plutôt d'un avis mitigé. Ce n'est pas un roman que je conseillerai à tout prix mais pour quelqu'un qui cherche un livre facile et original qui ne prend pas la tête, pourquoi pas...

 

4e de couverture :

Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...

 

Ma note : 2/5

 


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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 21:44

no-et-moi.gif 

 

     Emouvant, touchant, triste... magnifique !
Une belle histoire d'amitié entre Lou, une ado de 13 ans surdouée et No, une SDF de 18 ans.
Sous couvert de faire un exposé pour le lycée, Lou décide d'aider sa nouvelle amie, de lui offrir un toit, de quoi manger, de la chaleur... une famille. Elle ne veut plus entendre des phrases comme "les choses sont ce qu'elles sont" et, avec l'aide d'un de ses copains de classe, Lucas, elle décide de se battre pour sortir No de la rue et l'aider à se construire une nouvelle vie.


      Malheureusement,

la vie n'est pas toujours comme on la rêve à 13 ans !


  Une adaptation ciné réalisée par Zabou Breitman devrait sortir en France le 17 novembre 2010

 

4e de couverture :

Elle avait l'air si jeune. En même temps il m'avait semble qu'elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur.

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiple les expériences domestiques et les théories fantaisistes.

Jusqu'au jour ou elle rencontre No, une jeune fille a peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigue, No dont la solitude et l'errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin.

Mais nul n'est à l' abri.

 

Ma note : 4,5/5

 


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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 21:39

orphelins-du-mal.gif 

 

     Voilà sans aucun doute un des livres les plus étrange que j'ai lu !!!
C'est l'histoire d'Anaïs, une jeune journaliste (jusque là tout va bien), qui est chargée par son éditeur, contre une rémunération de 150 000 € (là déjà on sent l'entourloupe), d'enquêter avec un vieux "norvégien" au nom imprononçable (Vidkun Venner) sur une organisation secrète nazie. L'enquête démarre 10 ans après le suicide simultané de quatre hommes qui se ressemblent étrangement et qui ont été retrouvés dans les lieux emblématiques du IIIe Reich, amputés de la main droite...
Et alors là... on se retrouve catapultés dans une histoire tordue au plus haut point, une enquête qui semble sans fin, un voyage dans l'horreur.
C'est un roman complexe (il faut parfois s'accrocher pour ne pas louper un indice), avec beaucoup de va-et-vient entre passé et présent puisqu'il y a globalement trois époques dans le récit (1939-1945, 1987-1995 et 2005-...), une histoire à tiroirs plutôt bien ficelée.
Il y a juste la fin qui devient véritablement de la science-fiction et qui est du coup beaucoup trop alambiquée par rapport au reste !

 

4e de couverture :

1995, en Allemagne. Le même jour, quatre hommes sont découverts, une ampoule de cyanure brisée dans la bouche, nus, la main droite coupée. Une seule certitude : les quatre hommes sont tous nés dans un Lebensborn, l’organisation la plus secrète des nazis, des haras humains où les SS faisaient naître de petits aryens pour réaliser leur rêve d’une race pure. Les autorités allemandes étouffent l’affaire.

Paris, 2005. Anaïs, jeune journaliste, est contactée par un étrange personnage, Vidkun Venner, un riche collectionneur norvégien. Vidkun a reçu une mallette, anonyme, contenant quatre mains momifiées. Quatre mains droites. Il vaut qu’Anaïs l’aide à découvrir d’où elles viennent, et pourquoi on lui a envoyé ce macabre colis.

Très vite, la tension monte autour d’Anaïs. A mesure qu’elle avance dans son enquête, des signes inquiétants surgissent, des dossiers d’archives sont volés, des témoins refusent de parler, d’autres… disparaissent. Anaïs en vient à douter : tout s’est-il vraiment arrêté à la fin de la guerre.

Un terrifiant parcours initiatique dont ni Anaïs ni Vidkun ne sortiront indemnes.

 

Ma note : 3/5

 


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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 18:03

carnets-bernin.gif

 

     Ceux qui me connaissent savent qu'il y a des sujets avec lesquels on ne plaisante pas... Un roman dont celui qui, pour moi, est LE plus grand sculpteur de l'Histoire, est le personnage principal... autant dire que pour trouver grâce à mes yeux, c'était loin d'être gagné !
Ce roman se présente sous forme de Carnets (3) autobiographiques imaginaires, introduits par une lettre imaginaire elle aussi de Gian Lorenzo Bernini qui dit ressentir l'envie de relater certains évènements de sa vie au moment de mettre ses affaires en ordre avant de mourir.
Ces carnets couvrent de son enfance jusqu'à la fin du pontificat d'Innoncent X en 1655. Ils ne sont pas rédigés de façon chronologique, mais proposent chacun une approche différente de la vie ou de l'oeuvre du Bernin.
Le premier carnet est consacré à l'enfance et à l'apprentissage dans l'atelier de son père, aux premières rencontres avec Paul V Borghèse qui lui fera confiance alors qu'il n'est encore qu'un enfant, et dont la famille fera sa fortune. Il raconte le rapport étrange que le jeune sculpteur entretient avec le marbre, sa fascination pour ce matériau et ses facilités incroyables.
Le deuxième carnet est plus axé sur les relations sociales, amoureuses ou artistiques du Bernin, avec le cardinal Scipion Borghèse, avec les femmes, les autres artistes, l'histoire de Rome... Il sert un peu de transition entre la 1e et la 3e partie et permet de re-contextualiser le tout..
Le dernier carnet est quasiment entièrement consacré à l'élaboration de l'Enlèvement de Proserpine (la seule et unique !), du choix du modèle à la taille du marbre en passant par les différentes étapes de la construction de cette oeuvre, qui l'ont mené à "sa plus grande folie" qui "trône désormais au coeur même d'une place de Rome, sans qu'aucun ne le sache ni même ne s'en doute".
Roman bien évidemment quand il s'agit de souvenirs amoureux, de confidences intimes ou même de réflexions sur l'art ; roman quand il s'agit de l'artiste parlant de ses propres oeuvres... roman certes, mais roman très intelligemment écrit, crédible, historiquement juste et qui donne envie de revoir les oeuvres sculptées du Bernin, de les regarder de nouveau intensément -amoureusement presque- de se laisser emporter par elles, par leur sensualité, leur force et leur justesse...


4e de couverture :

Dans ces " Carnets " imaginaires du plus grand artiste européen du Xviie siècle, Loïc Aubry nous invite à suivre " de l'intérieur " le parcours, la vie et l'œuvre sculpturale du Bernin, jusqu'à ses années de disgrâce.
De la naissance de son talent à la réalisation de ses plus grands chefs-d'œuvre, Gian Lorenzo Bernini évoque avec humour ses erreurs et ses innovations.
C'est l'enfant prodige, l'adolescent au talent reconnu, le sculpteur de génie qui, d'épisode en épisode, se révèle et fait revivre sous nos yeux les grands hommes de son temps : Annibal Carrache, maître de la galerie Farnèse, Maffeo Barberini, futur Urbain Viii, Scipion Borghèse, Galilée, Vélasquez, jusqu'aux papes, qui voient en lui leur " Michel-Ange "
Au souvenir des femmes aimées, les confidences et les révélations deviennent plus intimes.
Les évocations érotiques se doublent alors d'une réflexion sur la représentation de la nudité, notamment féminine, dans l'art.
Hymne à la Femme, ce " feuilleton autobiographique et romanesque " nous invite à une lecture avide.
Il donne à qui connaît les œuvres l'envie de les revoir, et à qui les ignore, le désir de les découvrir.


Ma note : 4/5

 


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Mes publications...

 

- ""Diventare francese", la naturalisation des génois en Provence (1620-1730)", La Haute vallée de l'Arc, bulletin de la SERHVA, n°124, octobre 2013

 

- "Sculpteurs-marbriers provençaux : les Veyrier et la carrière de Trets", dans Marbres de Rois, actes du colloque international tenu (Versailles 2003), Presses universitaires de Provence, 2013, pp. 81-90

 

- Atlantes & Cariatides, Editions Edilivre - collection Universitaire, 2012

241073 LCU C14 3 - Copie

 

- "Sculpteurs et marbriers : les Veyrier et la carrière de Trets", Provence Historique, tome LX - fasc. 239, janvier mars 2010, pp. 67-79


- "Des berges de la Garonne à la construction du magasin des Marbres du Roi à Bordeaux", Bulletin monumental (chronique), n°169-1, 2011, p. 81


- "L'empreinte des archevêques sur Puyricard" (en collaboration avec Sophie Bergaglio) dans Sebastien AUBLANC & Sophie BERGAGLIO, Puyricard, images et histoires, Ed. des lilas, 2012, pp. 56-65