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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 15:33

pilate

 

 

     Très bon roman dans lequel l'auteur donne sa vision des débuts du christianisme.
Dans la première partie, intitulée "Confessions d'un condamné à mort le soir de son arrestation", Yéchoua attend qu'on vienne le chercher sur le mont des oliviers et revient sur sa vie et ses questionnements, sur le message qu'il a voulu transmettre à ses disciples et aux hommes.
La deuxième partie est consacrée à l' "enquête" de Ponce Pilate sur la disparition du corps de Yéchoua et la prétendue Résurrection. En bon détective, il explore les différentes pistes et élabore des hypothèses rationnelles pour tenter d'expliquer cet évènement. Il dit "dans l'affaire Yéchoua, j'ai essayé de sauver la raison, de la sauver coûte que coûte contre le mystère, sauver la raison jusqu'à l'irraisonnable..."

 

Eric-Emmanuel Schmitt livre ici un roman sur la foi, la croyance, le doute. Il revisite les Evangiles, sans essayer de convaincre ou dissuader, hors des clichés et des représentations classiques de cet "inconnu célèbre".

 

Les deux parties de ce roman ont été adaptées pour le théâtre par E-E Schmitt lui même en 2004 et le texte de cette pièce a été publié sous le titre "Mes Evangiles"

 

4e de couverture :

Dans le jardin des oliviers, un homme attend que les soldats viennent l'arrêter pour le conduire au supplice. Quelle puissance surnaturelle a fait de lui, fils de menuisier, un agitateur, un faiseur de miracles prêchant l'amour et le pardon ?

Trois jours plus tard, au matin de Pâques, Pilate dirige la plus extravagante des enquêtes policières. Un cadavre a disparu et est réapparu vivant ! A mesure que Sherlock Pilate avance dans son enquête, le doute s'insinue dans son esprit. Et avec le doute, l'idée de foi.

 

Ma note : 3,5/5

 


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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 12:35

 

maintenant-.malzieu.gif

 

          Mathias, la trentaine, vient de perdre sa mère. Expérience douloureuse qu'il parvient à surmonter grâce à sa rencontre avec un géant sur le parking de l'hôpital. Le colosse lui apprend à vivre malgré cette disparition et l'invite à un voyage fantastique au pays des morts.

Ce premier roman initiatique, évasion dans l'imaginaire, raconte le nécessaire passage d'un monde enfantin et fantastique à la dure réalité de l'univers sans pitié des adultes.

 

Voilà un livre qui traite de la mort et de la perte d'êtres chers de manière poétique et onirique. Une véritable thérapie ! Même la maladresse dans l'évocation des émotions complexes qui assaillent celui qui porte le deuil sont tellement vraies et sincères... Un livre mélancolique et sensible qui laisse une impression vraiment particulière. Pas de demi mesure, je pense, dans le ressenti de chacun après une telle lecture. Pour moi un vrai coup de coeur  !

 

  Le très bon album Monsters in Love de Dionysos (dont Mathias Malzieu est le chanteur) est lié à ce livre. C'est une sorte d'illustration musicale de ce voyage intérieur.

 

4e de couverture :

« Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu'est-ce qui se passe pour toi là ? Du rien ? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort ? » Mathias, une trentaine d'années mais une âme d'enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu'il rencontre sur le parking de l'hôpital, que serait-il devenu ? Giant Jack, 4,50 mètres, « docteur en ombrologie », soigne les gens atteints de deuil. Il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et de rêver malgré la douleur... Il le fera grandir. Mathias Malzieu nous entraîne dans un monde onirique, intimiste et poignant, dans la lignée d'un Lewis Carroll ou d'un Tim Burton.

 

Ma note : 5/5 +++

 


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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 12:22

 

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          "Au temps où la Joconde parlait", comme son titre le laisse supposer, est un roman qui parle d'art.
D'Antonello da Messina à Michel-Ange, en passant par Fra Angelico, Bramante, Léonard de Vinci, Boticelli, Raphaël et tous leurs petits camarades, Jean Diwo évoque le renouveau artistique de l'Italie aux XVe et XVIe siècles.


Les amateurs d'art trouveront plaisir à lire les descriptions et petites histoires (romancées) concernant la création des grandes oeuvres de cette époque comme le David ou la chapelle Sixtine de Michel-Ange, les machines de Léonard ou encore la quête des secrets de la peinture à l'huile... mais j'ai trouvé ce livre un peu décevant à un niveau purement littéraire.

Je n'ai pas du tout été embarquée par cette succession d'anecdotes et de portraits d'artistes qui se succèdent sans autre fil conducteur que celui d'être ancrés dans la même époque.
Un peu déçue par rapport aux autres ouvrages de Jean Diwo...

 

4e de couverture :

« Le métier de peintre tient de l'alchimie. Écoute et regarde car il ne s'apprend que de bouche à oreille, de maître à élève. Tout cela pour disposer d'une belle matière sans laquelle il ne peut y avoir de bonne peinture. »
À dos de mule, à l'aube de la Renaissance, un jeune peintre italien s'en fut jusqu'à Bruges recueillir le secret d'une lumière nouvelle. C'était Antonello de Messine. Un peu plus tard, Laurent « le Magnifique » règne sur Florence. Autour de lui, des premiers pas - et premières esquisses - se font remarquer. Où l'on retrouve Botticelli, Michel-Ange, Raphaël, Léonard de Vinci...

 

Ma note : 2/5

 


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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 02:23

 

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          Le liseur est un livre touchant qui évoque ce genre d'amour qui bouleverse une vie, la transforme et la conditionne, un amour de jeunesse, pur, interdit, qui peut survivre à travers les souvenirs et modeler un homme. Au delà de cet amour, il y a le poids de l'Histoire... le poids des consciences dans l'Allemagne d'après-guerre, de la réalité des camps, de la vie que l'on mène "après"...


 

Publié en 1995, ce roman est rapidement devenu un bestseller.


L'adaptation au cinéma par Stephen Daldry en 2008 (The Reader) a permis à Kate Winslet d'obtenir l'oscar de la meilleure actrice pour le rôle d'Hanna.


4e de couverture :
A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna

reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain.
Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais.

 

Ma note : 5/5

 


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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 02:01

 

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         L'éternité n'est pas de trop est une sorte de récit initiatique, de quête spirituelle, plus que d'un roman au sens classique.

C'est la recherche d'un amour rêvé, idéalisé, qui mène au-delà des considérations humaines. A travers le voyage d'un homme vers une inconnue dont il a seulement croisé le regard de nombreuses années auparavant, c'est le combat de l'esprit et du corps, une lutte contre soi même pour l'acceptation.  Une sorte d'adaptation chinoise des histoires d'amants maudits à la Tristan et Iseult ou Roméo et Juliette.


François Cheng signe là un roman très émouvant, parfois même bouleversant... une très belle histoire d'amour intemporelle, un amour né d'un regard, d'un sourire, d'un souvenir...


4e de couverture :
Au XVIIe siècle, à la fin de la dynastie Ming - époque de bouillonnement et de bouleversement où l'Occident même était présent avec la venue des premiers missionnaires jésuites en Chine -, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n'a pas encore prononcé ses voeux se décide à quitter ce lieu de paix et de silence pour retrouver, trente ans après, la seule femme qu'il ait jamais aimée.

 

Ma note : 4/5

 


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Mes publications...

 

- ""Diventare francese", la naturalisation des génois en Provence (1620-1730)", La Haute vallée de l'Arc, bulletin de la SERHVA, n°124, octobre 2013

 

- "Sculpteurs-marbriers provençaux : les Veyrier et la carrière de Trets", dans Marbres de Rois, actes du colloque international tenu (Versailles 2003), Presses universitaires de Provence, 2013, pp. 81-90

 

- Atlantes & Cariatides, Editions Edilivre - collection Universitaire, 2012

241073 LCU C14 3 - Copie

 

- "Sculpteurs et marbriers : les Veyrier et la carrière de Trets", Provence Historique, tome LX - fasc. 239, janvier mars 2010, pp. 67-79


- "Des berges de la Garonne à la construction du magasin des Marbres du Roi à Bordeaux", Bulletin monumental (chronique), n°169-1, 2011, p. 81


- "L'empreinte des archevêques sur Puyricard" (en collaboration avec Sophie Bergaglio) dans Sebastien AUBLANC & Sophie BERGAGLIO, Puyricard, images et histoires, Ed. des lilas, 2012, pp. 56-65