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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 08:00

la_vague_film.jpg

Il y a un peu plus d'un an et demi maintenant, j'avais fait un article sur le livre de Todd Strasser, "La vague", sorti en 1981 et relatant l'histoire d'une expérience menée par Ron Jones, un professeur américain dans un lycée de Californie en 1967.

Ce roman m'avait fascinée par son inquiétante réalité. 

J'ai eu l'occasion de récupérer le DVD de l'adaptation cinématographique réalisée par Denis Gensel en 2008 et du coup je peux vous en parler.


Je ne vais pas pour re-raconter l'histoire puisque je l'ai déjà fait...

Le fait que l'action se situe en Allemagne (alors que l'histoire a eu lieu aux Etats-Unis), apporte quelque chose en fin de compte. Je pensais que ca ne changerait sûrement rien que l'action se passe dans un pays ou dans un autre mais finalement l'approche est quelque peu différente, à cause de l'Histoire tout simplement. Cela rajoute certaines subtilités qui sont bien à propos.

En revanche, avoir transposé l'histoire de nos jours ne change rien. Que cela se passe en 1967 ou dans les années 2000 importe peu. Bien entendu certains détails diffèrent (création d'un site internet par exemple) mais le message n'est pas altéré pour autant.


 

la_vague_5_05.jpgC'est un bon petit film qui retranscrit fidèlement l'histoire de "la troisième vague" avec des nuances, des approches assez fines. Il n'y a pas besoin de mettre absolument des mots sur tout pour comprendre la dérive de cette expérience, voir comment le professeur se retrouve pris à son propre piège et tout s'enchaîne avec une rapidité déconcertante.


La fin a été changée. Je ne vous dirai pas en quoi ni comment mais là pour le coup bon, je ne suis pas convaincue que c'était vraiment nécessaire. Je trouve que la manière dont le prof (le vrai) a ammené ses élèves à une prise de conscience plus fine et intelligente que la fin qui est proposée par le film. Ceci étant dit le choix artistique des scénaristes et du réalisateur peut se justifier aussi...

Me reste plus qu'à trouver le téléfilm de 81 pour boucler la boucle 

 

En résumé, une bonne adaptation !

 


 

Petit bonus intéressant dans le DVD : l'interview de Ron Jones donnée en 2009 à Paris. Il revient sur son expérience et surtout sur ce qui s'est passé après, pour lui comme pour les élèves. On y apprend ce qui l'a décidé à raconter son histoire après plus de 10 ans de silence. Il nous dit que 40 ans après les faits, les élèves du début ont enfin révélé leurs impressions et la manière dont ils ont vécu tout ca dans un documentaire (que j'aimerai bien voir d'ailleurs).

Il est incroyable de voir comment cette expérience pédagogique a marqué profondément les protagonistes, au point qu'il leur aura fallu 40 ans pour se livrer...

Je ne saurais que trop vous conseiller de nouveau de vous plonger dans le roman de T. Strasser si vous en avez l'occasion !


 

          Résumé :

En Allemagne aujourd'hui. Dans le cadre d'un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d'un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôle grandeur nature, dont les conséquences vont s'avérer tragiques.

 

Film de Denis Gansel

Allemagne, 2008

Avec Jurgen Vogel (Rainer Wenger), Frederick Lau (Tim), Max Riemelt (Marco)...


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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 08:00

 


black-swan-affiche.jpg        Résumé :

Rivalité dans la troupe du New York city ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des Cygnes que dirige l'ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily, qui désire le rôle autant qu'elle...


Film de Darren Aronofsky

USA 2011

Avec Nathalie Portman (Nina), Mila Kunis (Lily), Vincent Cassel (Thomas)


Le film a reçu de nombreuses récompenses dont l'Oscar 2011 de la meilleure actrice à Nathalie Portman qui a remporté aussi pour ce film un BAFTA, un Golden Globe et j'en passe. Il y a eu également 4 nominations supplémentaires aux oscars dans les catégories meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure photo et meilleur montage (pas les catégories les moins prestigieuses vous remarquerez au passage).

 

J'ai parlé de films traitant de peinture, de musique, de calligraphie... eh bien aujourd'hui c'est le tour de la danse avec Black Swan qui a tant fait parler de lui cette année.


image_diaporama_m.jpgBon dès le départ je suis pas forcément la personne la plus objective face à ce film pour plusieurs raisons :


1. J'adore la danse ! Je peux passer des heures à regarder béate des danseurs pratiquer leur art, peu importe le style de danse... faute de pouvoir pratiques depuis quelques années, je continue toujours à autant aimer en tant que spectatrice

 

2. J'aime les films de Darren Aronofsky, cette esthétique si particulière, les personnages si torturés qu'ils en sont sublimés, les scénar toujours alambiqués... bref j'aime !

 

3. ...argument de fille... Vincent Cassel ! (je ne ferai aucun commentaire supplémentaire)

 

blackSwan-Natalie.jpgUne fois tout ceci posé, venons-en au film. Evidement le film est porté par Nathalie Portman que j'ai trouvée vraiment investie dans le rôle de Nina, cette jeune danseuse ambitieuse qui perd les pédales. Elle est à la fois ingénue, sombre, touchante et inquiétante... un bon dosage à mon goût !

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, je n'avais entendu que la polémique autour des scènes de danse et du doublage de Nathalie Portman avant de le regarder et j'ai été agréablement surprise. Tout est calé au millimètre, les costumes sont magnifiques, les mouvements de caméra mettent vraiment en valeur les scènes de danse en évitant un cadrage statique qui aurait vite rendu le tout très ennuyeux (c'est mon avis), surtout dans la 2e partie du film.1006695_black_swan_1310563047294.jpg

La dernière partie avec la confusion entre le ballet et la vie réelle est la plus réussie de mon point de vue, on perçoit bien le moment où tout bascule, tout se mélange, tout se confond... le moment où la danseuse et la reine des cygnes ne font plus qu'un dans ce rôle double très ambigu dans sa conception même (le cygne blanc / le cygne noir).


Chaque personnage a son côté sombre et mystérieux, l'intrigue est plutôt pas trop mal menée même si on devine assez vite comment ca va se finir et les raisons des évènements étranges qui arrivent au sein du New York city ballet.

4070aa92d534e4661669.jpg

Je vous le conseille si vous ne l'avez pas encore vu, le mélange d'émotions qu'il procure est assez intéressant. Il n'est pas besoin d'être un fan de danse classique pour apprécier (pour ceux qui auraient cette réticence) ! En résumé, moi j'ai passé un très bon moment avec Black Swan et je le reverrai avec plaisir 

 


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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 08:00

Pour les nostalgiques du mythique dessin animé les Mystérieuses cités d'or, voici un site entièrement consacré à la  réorchestration de la BO, autant dire un travail énorme (et très intéressant d'un point de vue technique) :

 

Le Grand Héritage

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 08:00

into-the-wild.jpg     Résumé :

Christopher Mc Candless a 22 ans, de brillants diplômes et une vie qui semble déjà toute tracée. Le jeune a pourtant bien d'autres routes dans le sang. Animé par une soif d'absolu et de liberté sans limite, il plaque tout du jour au lendemain pour partir à l'aventure.

Des champs de blé du Dakota aux flots déchaînés du Colorado, en passant par les déserts de Californie, Christopher croise des hommes et des femmes qui façonnent sa vision de la vie. Au bout du voyage, le chox avec la nature brute : l'Alaska !

 

Film de Sean Penn

USA - 2007

avec Emile Hirsch (Chris Mc Candless), MArcia Gay Harden (Billie Mc Candless) et William Hurt (Walt Mc Candless)

Nommé aux oscars dans les catégories suivantes : meilleur montage et meilleur acteur dans un second rôle pour Hal Holbrook

Prix : Golden Globe 2008 de la meilleure chanson originale

 

Sean Penn s'intéresse à l'histoire de Mc Candless dès la fin des années 90 (et la sortie du livre de Krakauer). Il lui faudra 10 ans avant de pouvoir mener à bien son projet de film avec les autorisations de la famille. 

Le film a été tourné sur les lieux où Christopher Mc Candless à vécu pendant les deux dernières années de sa vie, dans des conditions parfois difficiles.

 

Une critique du livre de Jon Krakauer qui a inspiré ce film va suivre bientôt 


 

intothewild.jpgCe film est MA-GNI-FIQUE !!!

Il est rare que je préfère un film au livre qui l'a inspiré mais là je vote sans aucune hésitation ni réserve pour le sublime film de Sean Penn !

Sans parler des décors somptueux, la grande qualité de ce film tient de mon point de vue tout d'abord à la qualité du montage qui met maintient le suspense si l'on peut dire mais surtout qui évite les longueurs et les passages qui auraient pu être facilement ennuyeux !

L'accent est mis sur la personnalité du personnage principal. Sean Penn ne se contente pas ici de raconter son voyage et ses aventures mais il s'attache à nous faire comprendre ses motivations et son évolution psychologique et émotionnelle tout au long de l'avancée de son périple.

intothewild2.jpgLe rendu est d'une finesse incroyable. C'est un film bouleversant qui touche vraiment ce qu'il y a de plus intime en chacun de nous dans notre rapport au monde, à la nature, aux êtres humains qui nous entourent qu'ils soient proches ou inconnus, à la société, etc. C'est une véritable quête spirituelle, l'envie d'aller au bout du rêve quoi qu'il en coûte, l'inconscience qui rend tout possible... même le pire... bien résumé par l'épitaphe de Chris Mc Candless que l'on voit à la fin du film : "Mort en pleine vie" !

Bien entendu, les adeptes des films d'action seront très certainement déçus, voire blasés, devant ce film. Moi quand j'aime, j'aime et sans demi-mesure !


     Ah, un mot tout de même de la musique... incroyable bande son ! Les chansons composées et écrites par Eddie Vedder (chanteur et guitariste de Pearl Jam entre autres) collent parfaitement au film. Elles ont été créées exprès vous allez me dire ? Certes, mais elles apportent un véritable plus. Elles font partie de la narration tout autant que les images. Je suis tombée amoureuse de la chanson "Long Nights" j'avoue.... Je vous l'ai mis en écoute ! Je suis souvent assez attentive à la bande son d'un film, je trouve que ca peut tout changer... et c'est le cas ici ! La musique donne toute sa profondeur au personnage et du lyrisme aux paysages.


 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 08:00

no-et-moi.jpg

 

C'est demain que sort l'adaptation ciné de No et moi, superbe roman de Delphine de Vigand, dont j'avais fait la critique il y a quelque temps (critique No et moi)


Réalisé par Zabou Breitman, on y retrouve Nina Rodriguez (Lou), Julie-Marie Parmentier (No), Zabou Breitman et Bernard Campan (parents de Lou).

 

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 11:31

le-roi-danse.jpg 

        Résumé :

A quatorze ans, Louis XIV sait qu'il règnera un jour mais sait aussi que l'on fera tout pour l'empêcher de gouverner. Par la danse, où le jeune roi excelle, et grâce à la musique qu'il compose pour lui, Lully le révèle a lui-même puis au monde.

Louis devient le Roi-Soleil. Lully et Molière sont les grands ordonnateurs de la magie de son règne. Mais Lully aime le roi d'un amour fou et platonique et croit que celui-ci ne peut se passer de lui. Son aveuglement le perdra et Lully, apres Molière, basculera dans la nuit.

 

Film de Gérard Corbiau

Fce / Belgique - 2000

Avec Benoît Magimel (Louis XIV), Boris Terral (Lully), Tchéky Karyo (Molière)

 

 

 

   Avec un souci du détail incroyable dans les reconstitutions de costumes, de chorégraphies, de décors, etc., Gérard Corbiau nous présente un film assez précis historiquement et très réussi d'un point de vue esthétique.

Les amoureux de l'époque moderne y trouveront leur compte et les autres pourront y découvrir les fastes de la cour à travers l'image d'un roi hors normes.
Comme l'a dit Benoît Magimel lui-même (l'interprète du Roi Soleil), "Louis XIV est la première rock star de l'Histoire"

L'histoire tourne autour de la passion du roi pour la danse et la musique mais le personnage principal du film est tout autant Lully. photo-Le-Roi-danse-2000-17.jpgEn effet, Gérard Corbiau est un passionné de musique (c'est lui qui a réalisé entre autres Le Maître de musique et Farinelli) et il utilise ici la jeunesse de Louis et son amour des arts pour faire un film sur le surintendant de la musique de Louis XIV, Lully, admirablement interprété par Boris Terral.
Plusieurs axes sont présents dans ce film : tout d'abord la ruse de Louis XIV à rallier à sa cause ou maintenir auprès de lui amis et ennemis grâce à l'art, son règne et finalement toute sa vie conçus comme un spectacle permanent, la nouveauté qu'apporte Lully à la musique française avec sa fougue, sa créativité, sa folie parfois... et enfin on comprend les liens entre les arts (le théâtre et la musique par exemple) avec les pièces de Molière conçues pour être jouées en musique par exemple, chose que l'on a du mal à s'imaginer aujourd'hui...

050350_ph3.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20020701_021507.jpgPersonnellement, j'ai beaucoup aimé ce film et je le conseille aux amateurs d'Histoire qui n'auraient pas eu l'occasion de le voir jusque là !

 

 

Un petit extrait... :

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 18:36

ThePillowBook199819272_f.jpg          Résumé :

La fille d'un calligraphe célèbre, qui autrefois lui avait souhaité son anniversaire en lui calligraphiant ses voeux sur le visage, reprend le flambeau et écrit des poèmes sur le corps de ses amants. Elle se lance à la poursuite de l'amant-calligraphe idéal qui usera de son corps tout entier en lieu et place de papier. Après bien des échecs, elle rencontre finalement Jérôme, un traducteur d'origine anglaise. Quelque temps plus tard, Jérome met en scène un faux suicide qui aboutit à sa mort. La jeune femme pleure la mort de son amant et écrit un poème érotique sur son corps avant de l'enterrer. L'éditeur exhume le corps de Jérome et fait de sa peau un précieux livre de chevet.

 

Film de Peter Greenaway

GB / France - 1996

Avec Ewan Mc Gregor (Jérôme), Vivan Wu (Nagiko)

 

Le scénario du film est inspiré d'un recueil de poésies japonaises écrit au Xe siècle par Sei Shonagon, notamment les "Notes de chevet".

 

Voilà un film que j'ai cherché pendant très longtemps...

Arrivée au bout de ma quête : énorme surprise !

Je me suis retrouvée face à un film très particulier, incroyablement esthétique, poétique, sensuel... et parfois un peu dérangeant.

pillowbook.jpgNagiko, le personnage principal, est une jeune japonaise, mannequin, frustrée de ne pas trouver des hommes qui soient à la fois de bons amants et de bons calligraphes.

Lorsqu'elle rencontre Jérôme, tout s'affole. Elle a enfin trouvé un bon compromis.

S'ensuit une histoire folle où se mêlent écriture et amour de la chair, art et passion, de la vie ardente à la mort.


     Le corps devient un livre, un support, un moyen d'expression et un lieu de mémoire...

Certaines parties du film sont en couleur, d'autres en noir et blanc, l'écran présente une image unique ou plusieurs simultanées.pillow-book.jpg

Rien n'est acquis dès le départ dans la lecture de ce film. On peut y voir des références tout aussi variées que les modes de représentation visuels ou sonores.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 13:06

le_violon_rouge-affiche1.jpg

 

 

       Résumé :  En 1998, à Montréal, le "Violon rouge" est mis aux enchères. Personne ne connaît vraiment l'histoire de cet instrument fabriqué par le maître italien Bussotti. Au XVIIe siecle, ce dernier créa le violon parfait pour son futur fils. Hélas, celui-ci meurt à la naissance, emportant la mère. Dès lors, le "Violon rouge" traversera les siècles, provoquant l'adoration, la folie ou la mort des personnes en sa possession.

 

Film de François Girard

Canada / GB / Italie - 1999

Avec Samuel L. Jackson (Charles Morritz), Greta Scacchi (Victoria Byrd), Irene Grazioli (Anna Bussotti), etc...

Le violon rouge a obtenu huit Génies du Cinéma Canadien (l'équivalent des César), dont ceux du Meilleur Film, de la Meilleure Réalisation et du Meilleur Scénario.

Oscar de la meilleure musique originale de film pour John Corigliano en 1999.

 

 

 

        Ce film magnifique a pour "personnage" principal... un violon, LE dernier violon de Niccolò Bussotti, célèbre luthier de Crémone au XVIIe siècle.

Un mystère entoure ce violon, et plus précisément son vernis. C'est à travers le personnage de Charles Morritz (Samuel L. Jackson), expert en violons, que l'on revit l'histoire de ce violon pour en découvrir tous les secrets.


redviolin2.jpg     Ca peut avoir l'air un peu mou, mais pas du tout ! Ce violon déchaîne les passions, les convoitises, et transforme la destinée de ses propriétaires successifs. On traverse ainsi les siècles et les époques en suivant les voyages de cet instrument fabuleux à l'accoustique exceptionnelle.

 

 


9495__9495_le_violon_rouge____violon_rouge__le___1999___02.jpg     

Sans révéler le secret du violon rouge, symbole de l'amour de Niccolò Bussotti pour sa femme, on suit les prédictions de la cartomancienne d'Anna Bussotti pas à pas, jusqu'à la vente aux enchères qui clôturera le destin étrange du violon.

C'est un film assez particulier qui, peu connu, est suffisament original pour avoir attiré mon attention.


Si vous tombez dessus, n'hésitez pas !!!

 

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 14:06

pollock-affiche.jpg

          Résumé : 1941 : Jackson Pollock tente de vivre de sa peinture, en vain. Il habite à New York avec son frère, dans la misère et le dénuement ; il lui manque un moteur, un mentor, une aide. Il ne va pas tarder à la rencontrer sous les traits d'une femme qui va bientôt devenir sienne : Lee Krasner…


Film d'Ed Harris

USA, 2001 (sorti en France en 2003)

Avec : Ed Harris (Jackson Pollock), Marcia Gay Harden (Lee Krasner)

(Marcia Gay Hayden a obtenu l'Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle en 2001 pour ce film)

 

Sorti en DVD en 2004

 

     Ed Harris nous offre un film sur Pollock saisissant... il est lui-même époustouflant dans le rôle de l'artiste torturé et génial ! Il s'est inspiré de beaucoup d'écrits et de photographies de ce grand peintre du XXe siècle.


Jackson Pollock (1912-1956) est une des grandes figures de la peinture américaine du début du XXe siècle. Il est devenu célèbre notament pour ses toiles réalisées avec la technique du dripping (qui consiste à tremper un pinceau ou autre ustensile dans la peinture et le faire goutter sur le support). Il a souffert d'alcoolisme quasiment durant toute sa vie d'adulte et a utilisé la peinture comme moyen d'exorciser ses angoisses et ses peurs.

Il mourra dans un accident de voiture le 11 août 1956 sur une petite route de l'Etat de New York.

Jackson Pollock a produit plus de 700 oeuvres. Un de ses toiles (intitulée "n°5" de 1948) a été vendue en 2006 pour la somme de 140 millions de $, ce qui en fait le tableau le plus cher au monde !!!

 

pollock-le-vrai.jpg

 

pollock.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici à gauche Jackson Pollock en plein dripping / à droite  Ed Harris dans le film

 

 

     Le film a été globalement bien reçu lors de sa sortie même s'il n'a pas eu un gros succès (on pouvait s'y attendre...).

Ed Harris montre très bien les tortures psychiques du peintre et sait les retranscrire à l'écran sans forcément user de mots. Il en fait quelqu'un d'attachant malgré tout, malgré les crises violentes, l'isolement et les délires !

Harris est vraiment très convaincant dans ce rôle. On se sent emporté à travers l'oeuvre de Pollock. Les scènes que j'ai préférées restent celles où on le voit peindre mais je me suis quand même laissée embarquer dans l'histoire.

Un film à voir !


pollock2.jpg

 


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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 21:10

jeune fille à la perle 2

 

 

     La jeune fille à la perle... un tableau, puis un sublime roman qui imagine la vie du modèle, puis une adaptation cinématographique somptueuse avec le film de Peter Webber...

Commençons par le début

 

 

 

 

        La jeune fille à la perleou Femme au turban est à l'origine un tableau de Johannes Vermeer, peintre flamand du XVIIe siècle. C'est lui qui a peint aussi entre autres la Laitière qui a servi de modèle pour la célèbre marque de yaourts, La dentellière et de nombreuses vues de la ville de Delft dont il était originaire. Il est connu pour avoir travaillé très lentement et avoir apporté un soin particulier aux détails et à la maîtrise de la lumière.

Le tableau qui nous occupe date de 1665 et est parfois appelé "la Joconde du Nord". Le contraste entre le fond noir du tableau et la brillance de la perle qu'elle porte à l'oreille, perle qui est le symbole du baroque, a fait couler de l'encre chez les spécialistes de peinture flamande. La lumière qu'irradie cette jeune femme est toute entière représentative de l'art de Vermeer... 


 jeune fille à la perlewermeer jeune fille à la perle 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la jeune fille à la perle      En 2000, Tracy Chevalier, fascinée par le tableau de Vermeer,  publie un roman intitulé La jeune fille à la perle, qui narre l'histoire de Griet, fille d'un céramiste devenu aveugle. Elle entre au service de la maison Vermeer comme servante. Très vite, elle est intriguée par les installations du maître dans son atelier et une complicité silencieuse s'installe peu à peu entre le peintre et la jeune femme qui va devenir le modèle du célèbre tableau.   

Il y a dans ce livre une tension sensuelle presque palpable entre ces deux personnages. Les regards se croisent, les mains se frôlent, sans que rien ne déborde du cadre, sans que rien ne dérape jamais... On suit la vie quotidienne de Griet, des tâches ménagères aux moments volés dans l'atelier à broyer des pigments ou à découvrir les subtilités de la peinture de son époque au contact d'un de ses représentants les plus illustres.  

L'écriture de Tracy Chevalier est comme les tableaux de Vermeer, précise et détaillée. C'est un roman apaisant, facile à lire et assez subtil.    

4e de couverture :

La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.

Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. À mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville...

Un roman envoûtant sur la corruption de l'innocence, l'histoire d'un cœur simple sacrifié au bûcher du génie.

 

Ma note : 4/5


jeune fille à la perle affiche  Quatre ans après la publication du roman de Tracy Chevalier, son adaptation cinématographique par Peter Webber sort en salle. Scarlett Johansson y joue le rôle de Griet et Colin Firth celui de Johannes Vermeer.  

Si le film est vraiment très proche du roman, il met l'accent sur la relation entre la servante et l'artiste, ce qui rend encore plus fort émotionnellement le moment de la pose pour le tableau. Les décors sont magnifiques, et on a l'impression de se promener à travers l'oeuvre de Vermeer du début à la fin, comme si chaque plan était issu d'un tableau. Eduardo Serra, directeur de la photographie a fait un travail époustouflant sur ce film.

De plus, la ressemblance entre Scarlett Johansson et la jeune fille à la perle originale est incroyable. Elle capte la lumière comme jamais et ferait presque paraître le tableau sombre et fade. Un très beau film qui régale les yeux dès la première minute !

 

jeune fille à la perle 1

 


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- ""Diventare francese", la naturalisation des génois en Provence (1620-1730)", La Haute vallée de l'Arc, bulletin de la SERHVA, n°124, octobre 2013

 

- "Sculpteurs-marbriers provençaux : les Veyrier et la carrière de Trets", dans Marbres de Rois, actes du colloque international tenu (Versailles 2003), Presses universitaires de Provence, 2013, pp. 81-90

 

- Atlantes & Cariatides, Editions Edilivre - collection Universitaire, 2012

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- "Sculpteurs et marbriers : les Veyrier et la carrière de Trets", Provence Historique, tome LX - fasc. 239, janvier mars 2010, pp. 67-79


- "Des berges de la Garonne à la construction du magasin des Marbres du Roi à Bordeaux", Bulletin monumental (chronique), n°169-1, 2011, p. 81


- "L'empreinte des archevêques sur Puyricard" (en collaboration avec Sophie Bergaglio) dans Sebastien AUBLANC & Sophie BERGAGLIO, Puyricard, images et histoires, Ed. des lilas, 2012, pp. 56-65